‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 135 sur 724 · SAINT YON (IONIUS), PRÊTRE ET MARTYR · texte numérisé non relu

SAINT YON (IONIUS), PRÊTRE ET MARTYR

Invoqué contre la Sécheresse.

Yon était disciple de saint Denys l’Aréopagite. Il évangélisa la petite ville de Châtres (Gastris), aujourd’hui Arpajon, située dans la vallée de 1 Orge, petite rivière de Seine-et-Oise. Il gouverna plusieurs années 1 église qu’il avait fondée dans ce pays. Au moment où il venait de piechei 1 évangile dans les environs de Paris, il fut arrêté sur une montagne qui porte son nom et décapité par ordre du préfet Julien.

Aujourd’hui encore, d’après une note de l’abbé Gauthier, curé des

’ CINQ AOUT, SAINT EMTftDE.

Clayes (diocèse de Versailles), écrite à la date du 7 octobre 1874, il est invoqué contre la sécheresse , sans qu’on puisse trouver l’origine de cette invocation dans ses actes qui se bornent à quelques lignes.

Ses reliques sont conservées dans l’église de saint Clément d’Arnaion et dans celle de Notre-Dame de Corbeil.

(Bollandistes. — Petits Bollandistes).

SAINT EMYGDE (EMYGDIUS), ÉVÊQUE D’ASCOLI, MARTYR

Invoqué contre les Tremblements de terre.

Emygde , d une famille noble des Francs, naquit à Trêves. Il embrassa la foi chrétienne à vingt-trois ans, malgré l’opposition de son père. D apres le P. Cahier, celui-ci l’ayant conduit devant un autel des idoles, poui lui faire renier Jésus-Christ, Emygde pria Notre Seigneur de manifester, par quelque signe éclatant, la sainteté de l'évangile ; un tremblement de terre ébranla le sol aussitôt.

Il vint ensuite a Rome accompagné de trois de ses (disciples. Ayant abordé à 1 île du Tibre, il guérit, en la baptisant, la fille de son hôte affligée depuis cinq ans d’une maladie très grave.

Il rendit ensuite, devant tout le peuple, la vue à un aveugle qui se convertit immédiatement. Ayant été appréhendé et conduit au temple d fisculape, il guérit, en invoquant Jésus-Christ, un grand nombre de malades et jeta dans le Tibre la statue du dieu après l’avoir brisée en morceaux. A la suite de ce miracle, trois mille païens se convertirent. Furieux, le préfet de la ville envoya des soldats pour l’arrêter ; mais, averti par un ange, Emygde vint trouver le Pape Marcellin qui l’ordonna évêque d’Ascoli. Arrivé dans sa ville épiscopale, il y chassa les démons et renversa les statues des faux dieux. Le peuple exaspéré le traîna alors devant Polien, le préfet de la ville, qui lui offrit sa fille en mariage dans le cas où il consentirait à sacrifier aux idoles. Emygde refusa, fit sortir une source d’un rocher, convertit la jeune fille et la baptisa avec mille soixante autres personnes. Hors de lui, Polien lui fit trancher la tête ; notre Saint la ramassa et la porta entre ses mains, à trois cents

pas, sur une montagne voisine où il fut enterré. Depuis, ses reliques furent transportées dans la cathédrale d’Ascoli ; elles sont spécialement honorées par les habitants de cette ville et des lieux circonvoisins.

De temps immémorial, saint Emygde est invoqué à Ascoli, à Naples, dans une grande partie de l’Italie et dans plusieurs contrées de l’Espagne contre les tremblements de terre. D’après le Père Cahier, Benoît XIY aurait autorisé une prière relative à cette invocation. Cette prière est très répandue dans l’Amérique espagnole. L’origine de ce recours adressé à saint Emygde , doit être attribuée au tremblement de terre dont il a été

question plus haut, lorsque son père le conduisit dans un temple des faux dieux. Les Bollandistes font remarquer que le pouvoir du Saint contre ce fléau s’est manifesté spécialement dans les années 800, 1116, 1300 et 1456. Ils racontent qu’en 1727 un religieux de l’Ordre des Olivetains, ayant été envoyé au monastère de Saint Michel archange, dans le diocèse d’Urbino, suspendit à son lit une image de saint Emygde pour lequel il avait une dévotion particulière. Le 15 décembre de cette année, pendant la nuit, la terre commença à trembler et tandis que tout

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