SEPT JUILLET, SAINT GUILLEBAUD
laquelle était une statue colossale de la déesse. Pour vaincre plus facilement obstination des idolâtres, Valfroy redoubla les austérités monasnjues qu il avait pratiquées à Atanc. Il érigea, au plus haut de la montagne, une colonne de cinquante à soixante pieds sur laquelle il était
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Saint Grégoire de Tours vint l’y visiter et raconte que les rigueurs de 1 hiver éprouvèrent si cruellement ce nouveau stylite que souvent les glaçons pendaient à sa barbe « en forme de chandelles », et que plus d’une fois la rigueur de la température fit tomber les ongles de ses pieds Sa nourriture se composait, d'un peu de pain, d’eau et de quelques légumes. Une pénitence si extraordinaire frappa tellement les habitants des villages environnants qu’ils se convertirent et lui promirent d’abattre la statue de Diane.
A la prière des évêques, Valfroy consentit à descendre de sa colonne pour vivre dans le monastère qu’il avait bâti en l’honneur de saint Martin. En 098 ce monastère ayant été détruit par le feu, il vint alors à Yvois ou il fut ordonné prêtre par saint Magneric , archevêque de Trêves ; on croit qu’il y mourut le 21 octobre de l’an GOO. On l’enterra sur la montagne, au lieu où avait été placée sa colonne. L’année suivante, le 7 juillet, on transféra ses reliques à Yvois.
Un auteui du Xe siècle, Lberwin, s’exprime ainsi sur les invocations qui lui sont adressées :
« Ce sont surtout les personnes affectées de la Goutte ou d’autres « Maladies des Pieds qui trouvent ici du soulagement (à son tombeau). « Dieu opère sans doute ces merveilles en mémoire de son Adèle stylite « qui, perpétuellement debout sur sa colonne, pendant sa vie, offrait à « Dieu, comme un hommage de son amour et de son culte, les douleurs « ciuelles qu il avait à souffrir dans les pieds. » La Fontaine, dont on boit l’eau par dévotion, est située au bas de la montagne.
( Dollandistes , T. IX d octobre, p. 3, f.) Rohiibacher, tome IX. — Vie de saint Walfroy. Sedan, 1874, approuvée par l'archevêque de Reims).
SAINT GUILLEBAUD OU WILBAUD (WILIBALDUS),
ÉVÊQUE D’EISCHSTÆDT
VIII* SlàcLK.
Patron des Treillageurs.
Guillebaud , fils de Richard, roi des Saxons, naquit vers 704. A l’âge de trois ans, il fut atteint d'une maladie des plus graves. Il en guérit dès que ses parents eurent promis de le consacrer à Dieu s’il recouvrait la santé. Placé à 1 âge de six ans dans le monastère de Walheim, sous la conduite de 1 abbé Egbaud, il quitta ce pieux asile en 722 pour accompagner à Rome son père Richard, qui mourut à Lucques cette même année. Il accomplit a travers mille dangers le voyage de Palestine pour visiter les lieux saints, puis il revint en Italie et resta dix ans dans le célèbre couvent du Mont-Cassin. Ce fut alors que saint Boniface, son parent, vint à Rome, le demanda à Grégoire III pour l’aider dans ses missions d Allemagne. Guillebaud se mit donc en route avec lui et, arrivé en Thu-