‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 15 sur 724 · SAINT FÉLIX, ÉVÊQUE DE NANTES · texte numérisé non relu

SAINT FÉLIX, ÉVÊQUE DE NANTES

vi" siècle. — 582

Invoqué contre la Peste et la Dislocation des Membres.

PJOHHHjiîLix naquit à Bourges de parents nobles. Après avoir achevé

■ JP^gi ses études, il reçut les saints ordres à l’âge de vingt-quatre

I aris- Eu l’an 540, dans ce nouvel état , il brilla tellement

■ par toutes les vertus chrétiennes qu’à la mort de leur

9 éveque, le clergé et le peuple nantais le choisirent unani-

BfcSÉfcll mement pour le remplacer. Son premier soin fut de relever sa cathédrale qui menaçait ruine ; mais il fut souvent interrompu dans ce travail parles guerres qui surgirent au commencement de son pontificat. Plusieurs compétiteurs semblaient avoir choisi son diocèse pour arène, et bien que le saint prélat réussît en diverses circonstances à les calmer, son peuple n’eut pas moins à souffrir du passage de toutes ces armées. C’est là probablement l’origine de l’invocation contre la Guerre. Malgré de nombreuses afflictions et difficultés, il continua néanmoins la construction de sa cathédrale et fit exécuter de grands travaux pour amener les eaux de la Loire aux pieds des murs de Nantes. Enfin, vieux et cassé, au moment où il entrait dans sa soixante-dixieme année, il fut atteint d’une violente Fièvre contagieuse qui désolait le pays. Bientôt ses jambes et ses cuisses furent couvertes de pustules ; les médecins, espérant le soulager, lui appliquèrent des emplâtres de cantharides qui l’attaquèrent si violemment que sa chair entra en décomposition et que ses membres tombaient par morceaux. Sentant approcher l’heure de la mort, il reçut les sacrements et rendit son âpie à Dieu. L'invocation contre la Peste et la Dislocation des membres est un souvenir de sa dernière maladie et des horribles souffrances qui en furent la suite.

[Vie des Saints de la Bretagne Armorique, par H. Albert-le-Grand).

SAINT VALFROY OU WALFROY (WAULFIL AIGUS) (*)

Invoqué contre la Paralysie, la Goutte et les Maladies des Pieds.

Valfroy était né en Lombardie, vers le milieu du VIe siècle. Animé d’une tendre dévotion pour saint Martin, il vint en France dans le monastère d’Atane, en Limousin, et s’y mit sous la conduite de saint Yriez. Ce saint le conduisit un jour au tombeau de saint Martin et y prit un peu de terre qu’il serra dans une boîte. A leur retour au monastère, ils trouvèrent cette terre tellement multipliée qu’elle remplissait la boîte. Ce miracle redoubla la dévotion de Valfroy en saint Martin. D’Atane, Yriez l’envoya à Trêves. On y indiqua à Valfroy, à trois lieues d’Ivois (aujourd'hui Garignan), une haute montagne consacrée à Diane, sur

(1) \V ulfrote, Walfraye, Guflay (Bollandistes).

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