‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 162 sur 724 · TREIZE AOUT, SAINT HIPPOLYTE · texte numérisé non relu

TREIZE AOUT, SAINT HIPPOLYTE

jurèrent de prendre soin de leurs âmes. Malgré son grand amour pour la solitude, il ne put résister aux instances réitérées qui lui étaient adressées ; après avoir reçu les ordres sacrés, il fonda le monastère de Maire sur un terrain et dans un château qui lui furent concédés par Clotaire.

Si l’on en croit sa vie écrite par Monsieur Roudier (1), cette fondation, sous la règle de saint Benoît, tenait à la fois du monastère et de la ferme modèle ; elle était devenue pour les habitants des contrées environnantes, dépravés par la superstition et l’idolâtrie, décimés par la famine et la peste, un foyer de christianisme et de civilisation. C’est pour cela que son souvenir est encore vivant dans le pays et que les Laboureurs l’ont choisi pour patron.

Lorsque saint Junien sentit sa fin s’approcher, il voulut qu’un messager partit pour annoncer sa mort à sainte Radegonde et, par une coïncidence admirable, sainte Radegonde mourante faisait, au môme instant, avertir Junien de sa mort prochaine. Les deux messagers se rencontrèrent à moitié chemin : « Ils constatèrent que le môme jour et au môme moment, dit l’abbé Auber, le ciel s’était ouvert pour les deux amis. »

(Vie des saints de l'Eglise de Poitiers , par l’abbé Aubert).

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