QUINZE AOUT, ASSOMPTION DE LA TRES SAINTE VIERGE
Germain-en-Laye (Seine-et-Oise), un évêque de Paris, en 1180 fonda une chapelle sous l’invocation de sainte Radegonde. Cette chapelle devint fameuse dans les environs par une source nommée fontaine de sainte Radegonde où les mères venaient pieusement baigner les enfants poulies guérir de la Fièvre. Tombée en ruines et relevée en 1715, elle lut détruite à l’époque de la Révolution. Elle a été rebâtie de nouveau a
quelque distance de l’emplacement primitif (1).
Dans l’ancienne commune de Sainte-Radegonde , réunie au Châtelet (canton de Ghambon, Creuse), existe une fontaine dédiée à la sainte de ce nom. Le deuxième dimanche d’août, on s y rend en foule poui obtenir la guérison de la Fièvre.
Dans la forêt de Meilhards (Corrèze), se trouve également une fontaine de sainte Radegonde qui est l’objet d’une grande vénération.
Jusqu’à sainte Radegonde, lit-on dans le Pèlerin , la France ne possédait aucune relique de la vraie croix. Sainte Radegonde écrivit à 1 empereur Justin II, successeur de Justinien, pour solliciter une part de ce riche trésor. Il lui en envoya un morceau avec plusieurs reliquaires. On chanta alors le Vexilla regis prodeuntet le monastère s’appela Sainte- Croix.
D’après Fortunat, Radegonde, par humilité, se livrait aux travaux les plus abjects ; elle retirait elle-même les vases de dessus le feu, lavait les assiettes , lavait également la vaisselle. A l’époque où vivait notre Sainte, il est vraisemblable qu’un certain nombre de ces récipients étaien t en terre cuite et c’est là probablement l’origine de Fin vocation des Potiers de terre.
(Ribadaneira. — Saints du Poitou (Abbé Auber). — Saints de France (Ch. Barthélemy).
quinze AOUT