SAINT THARSICIUS ACOLYTE, MARTYR
Patron des Ouvriers tourmentés pour leur foi.
Sous La persécution de Valérien et de Galien, des païens l’ayant renconti é portant le sacrement du corps de Jésus-Christ, le pressèrent de leur dire ce qu'il portait : mais Tharsicius, pensant que ce serait indigne de livrer les perles aux pourceaux, ne voulut pas leur montrer le pain sacré ; ils le frappèrent alors avec des pierres et des bâtons jusqu’à ce quil rendît le dernier soupir. Ces sacrilèges le fouillèrent avec le soin le plus minutieux ; mais ils ne trouvèrent rien ni dans ses mains, ni sous ses vêtements et, après avoir abandonné son corps, ils s’enfuirent avec terreur. Ses précieux restes furent recueillis par les chrétiens et ensevelis sur la voie Appienne, dans le cimetière de Callixte. Le saint Pape Damase composa pour lui une épitaphe qui se termine ainsi :
Tareùium sanctum Ciirisli sacramenta t/eren-
[ tem
Cum maletana inanus peteret vulgare pro-
[ fanis ,
Ipse anmarn potins voluit dirnütere cœsus Prodere quam canibus rabidis cœlestia mem-
[ bra .
Comme une troupe d’impies pressait saint Tarcise portant le sacrement du Christ, de le montrer aux profanes, frappé, il aima mieux sacrifier sa vie que de livrer le corps divin à ces chiens enragés.
« Un pèlerinage, grâce à Dieu fréquenté, dit le journal le Pèlerin (p. 408), a été formé au sein même de Paris, en l’honneur du jeune
martyr de l’Eucharistie Tharsicius étreignant l’Eucharistie et la
conservant au peuple chrétien jusqu’à la mort, est vraiment, continue le même recueil, le patron des œuvres ouvrières de Paris qui, sous une forme autre, font exactement ce qu’il a fait. »
Ces œuvres ouvrières viennent en foule à son autel, non seulement le jour de sa fête le 15 août, mais encore le jour de la Fête Dieu.
(Petrus de Natalibus.)