HUIT JUILLET, SAINT THIB\ULT
de sainte Fare, fondatrice du couvent, qui avait adopté la règle de saint Colomban. Aubierge fut la troisième abbesse. Elle succéda à sainte Sedride, sa sœur, qui, elle-même, avait remplacé sainte Fare. Elle mourut en odeur de la plus haute sainteté. Sept ans après sa mort, on retrouva son corps parfaitement intact. Son nom porté par un grand nombre de femmes, a toujours été très populaire dans la Brie. Aujourd’hui encore, il est en grande vénération dans le diocèse de Meaux. A quatre kilomètres, au midi de Faremoutiers et sur le territoire de l’antique paroisse de Saint-Augustin, dans la fraîche et riante vallée de l’Aubetin, on voit une vieille chapelle sous laquelle passe une source fort abondante. Vallée, chapelle, source, toutes portent le nom de sainte Aubierge. Les documents les plus anciens et les plus authentiques, d’après M. l’abbé Thiercelin, curé actuel de Saint-Augustin, attestent que cette chapelle existait déjà au IXe siècle. A six époques de Tannée, — le 7 juillet, — le lundi de Pâques, fête de la Translation des Reliques de la Sainte, — le mardi de Pâques, — le lundi de la Pentecôte, — le lundi des Rogations. — le premier jeudi de chaque mois, une foule compacte vient en pèlerinage à cette chapelle. Sainte Aubierge est invoquée en toutes circonstances et pour toutes les maladies et les peines ; mais on a surtout recours à elle dans les cas de Fièvres, de Douleurs rhumatismales, de grossesses dangereuses. L’eau de la fontaine, toujours parfaitement pure, est emportée au loin.
[Extrait d’une Note qui m’a été transmise à la date du 25 mai 1878, par M. l’abbé Thiercelin, curé de Saint- Augustin (diocèse de Meaux).