‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 197 sur 724 · DIX-NEUF AOUT, SAINT LOUIS · texte numérisé non relu

DIX-NEUF AOUT, SAINT LOUIS

avait été diversement interprétée. Les uns disaient qu’il s’était tué volontairement ; les autres qu'il était mort victime de sa gourmandise ; mais les miracles qui se produisirent après sa mort prouvèrent de la façon la plus évidente combien il importe de se défier des Jugements téméraires. C’était le 19 août, jour de la fête du Saint. Un homme du pays ayant allumé du feu, s’apprêtait à faire griller de l’orge destinée a la fabrication de la bière. Un de ses voisins, venant à passer, lui fit des reproches de travailler le jour de la fête de saint M arien. « du plaisantes, « lui répondit le brasseur, tu ne me feras jamais croire qu’un homme « tombé d’un arbre pour satisfaire sa gourmandise, puisse avoir été « transporté dans la société des anges et doive être honoré comme un « saint. »

Son interlocuteur haussant les épaules, se retira et se rendit à l’église où était honoré saint Marien. Immédiatement un grand vent s’étant élevé, la maison du brasseur devint la proie de l’incendie et les flammes montant au-dessus des chaumières environnantes (sans les atteindre en aucune façon, bien qu’elles fussent couvertes en paille) allèrent détruire le champ de cet homme, ses haies, ses étables de porcs et de bestiaux, de manière qu’il ne resta plus rien à ce malheureux.

Voilà qui montre combien il était juste que saint Marien fût invoqué contre les jugements téméraires et qu’on réclamât sa protection pour les maljugès.

(Saint Grégoire de Tours. — Du Saussaye. — Collin. — Branche, Vie des saints d’Auvergne. — Bollandistes).

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