VINGT-TROIS AOUT, SAINT PHILIPPE RÊNITI
jourd’hui on ne t’enlève pas la vie, on te la change en une meilleure. Aujourd’hui, mon fils, par un heureux échange, tu vas passer à la vie céleste. »
Ce fut hors des murs de la ville que le bienheureux martyr finit sa sainte carrière, par la main d’un bourreau, qui lui sépara la tête de son corps. Il fut, de toute part, inondé de son sang qui le couvrait comme un manteau de pourpre, et de nombreux miracles se produisirent à son tombeau. A Autun, une église fut élevée sous son vocable ; d’après Dom Pitra, ce fut saint Léger qui fit élever un monument en l’honneur de saint Symphorien, et ses reliques reposèrent dans la crypte jusqu’en 1570, époque à laquelle l’amiral Coligny les fit jeter au feu. Son chef, néanmoins, qui était dans la petite église de saint Pantaléon-les-Aulun, fut sauvé. Beaucoup d’églises se placèrent sous sa protection et grand nombre de pèlerins accoururent à son tombeau. On cite saint Cassien, saint Emaus, saint Amator, saint Simplice, sainte Euphrasie, saint Germain, sainte Dorothée et enfin saint Martin-le-Grand.
L’église de Biozat, dans le diocèse de Moulins, conserve précieusement des reliques de saint Symphorien, son patron. Les personnes atteintes de maladies aux yeux, surtout de la maille, s’y rendent en pèlerinage de fort loin, et ont souvent éprouvé les effets salutaires de la protection de ce saint martyr.
Son culte, de nos jours, prend une nouvelle extension. Mgr d’Autun, par un mandement, a proclamé saint Symphorien le patron des écoles de son diocèse et a établi, à cette occasion, une nouvelle fête annuelle et spéciale, pour honorer le vaillant martyr.
(L’abbé Defer. — Les Actes des Martyrs. — Les Petits Bollandistes.)