‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 204 sur 724 · VINGT-TROIS AOUT · texte numérisé non relu

VINGT-TROIS AOUT

SAINT PHILIPPE BENITI

PROPAGATEUR DE L’ORDRE DES SERVITES xm* sièci.k. — 1283.

Invoqué pour préserver les Enfants du Mal caduc et des Maléfices.

riginaire, de Florence. Philippe sortait de la noble maison de Beniti. Il avait à peine un an, quand un religieux de l’Ordre des Servîtes, qui n’était pas encore parfaitement établi, vint pour quêter son père : « Voilà un vrai serviteur de la très sainte Vierge», s’écria l’enfant qui parlait a it° ^ ueine. Ses parents l’envoyèrent étudier à Paris ; puis i

r^int àFlorence et prit quelque temps pour délibérer sur le genre e

vie cru’il devait embrasser. . .

L’Ordre des Servîtes ou plutôt des serviteurs de la très .sainte > Vierge Marie, avait été institué depuis quinze ans par sept riches marchands de Florence qui s’étaient retirés à Monte-Senano, a six milles de la vi . Leur supérieur Bonfilio Monaldi, avait fondé, près d une des poitesde Florence5 un petit couvent avec une chapelle dédiee a la très sainte Vierge, sous le titre de Y Annunziata. Philippe y étant entre Ppur^endre . b ’ , . m rôles de l’Epitre adressées par 1 Espnt-baint

ÏÏÏS «Av^cez^t approchez-vous de ce Chris., » Comure

VINGT-QUATRE AOUT, SAINT EPTADE. 170

il portait le nom de Philippe , il s’appliqua ce texte de l’Ecriture et, à la suite d’un songe mystérieux qu’il eut la nuit suivante, il fut convaincu que Dieu l’appelait dans l’Ordre des Servîtes. Il alla donc trouver le Père Bonfilio qui lui donna l’habit dans la chapelle de VAnnunziata.

Par esprit d’humilité, il se présenta d’abord comme un frère convers dépourvu de toute instruction ; mais ses supérieurs finirent par découvrir tous ses mérites ; après avoir reçu les saints ordres, il devint bientôt définiteur, puis assistant du général, enfin général lui-même en 1267.

A la mort du pape Clément IV , les cardinaux ayant témoigné l’intention de l’élever à la papauté, il s’enfuit dans les montagnes et y resta caché jusqu’à l’élection de Grégoire X. Lorsqu’il eut quitté sa retraite, il entreprit une grande mission et évangélisa successivement Avignon, Toulouse, Paris, d’autres grandes villes de France ; la Flandre, la Frise, la Saxe et la haute Allemagne. Après deux ans d’absence, il revint en 1274 tenir à Borgo le chapitre général de son Ordre. Dieu favorisa Philippe du don des miracles. Ayant rencontré à Sienne un lépreux qui manquait de vêtements, il se dépouilla lui-même pour le vêtir et le lépreux fut guéri à l’instant au contact de l’habit qu’il lui avait octroyé si généreusement.

Averti de la proximité de sa mort, il se fit apporter son livre (c’était ainsi qu’il appelait son crucifix), et mourut en contemplant affectueusement l’image du Sauveur étendu sur la croix. Ses reliques furent conservées, avec une grande dévotion, dans l’église de VAnnunziata de Florence. A l’époque où le docteur Brocchi écrivait la Vie des saints florentins, en 1742, les habitants de la Toscane venaient prier à son autel pour leurs petits enfants, per difenderli da ogni infortunio e spezialmente dal mal caduco e dalle mallie, pour les préserver de toute infortune et spécialement du Mal caduc et des Maléfices. Les Bollandistes citent en effet (p. 708, 4° vol. d’août) la guérison d’un épileptique opérée anciennement par l’intercession de saint Philippe. Ils mentionnent également (p. 710, 4e vol. d’août) le pouvoir du même Saint contre les démons ; aussi dans ses magnifiques fresques de VAnnunziata , Andrea del Sarlo représente saint Philippe Beniti délivrant miraculeusement une femme possédée du démon.

IHagiologium italicum. — Grande Vie des Samts de Collin de Plancy. Vite de Sancti e Beati Fiorentini , dal dotlor Brocchi).

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