‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 24 sur 724 · NEUF JUILLET, SAINT ZÉNON · texte numérisé non relu

NEUF JUILLET, SAINT ZÉNON

gloire que l'éclat de ses vertus pouvait faire naître en lui, il résolut d’abandonner son pays et d’aller visiter le tombeau de saint Martial qui attirait à Limoges un grand nombre de pèlerins. Là, en honorant ces saintes reliques, il fit éclater une piété si vive que les chanoines de la cathédrale ravis en admiration et craignant de le perdre toutàfait, lui offrirent un territoire qui leur appartenait, situé au pied d’une montagne au milieu des bois, appelé autrefois Benoarge et aujourd’hui Bernage.Us lui firent élever une cellule et, dans une église en l’honneur de saint Julien, située à une demi-lieue, le saint homme put entendre l’office divin les dimanches, les jours de fêtes et y recevoir les sacrements religieux. Plus tard, une ville du nom de Saint-Vaury se forma sur ce lieu même et compte aujourd’hui deux mille habitants.

Vaury, arrivé à une extrême vieillesse, tout en embaumant, la contrée de ses vertus et des bienfaits de ses miracles, surtout à l’égard des Infirmes et des Malades, rendit son âme à Dieu vers 620 et fut enseveli dans l'église de Saint-Julien. La solitude de saint Vaury est toujours un lieu de pèlerinage ; on y vénère une grotte où il allait souvent prier et qu’on appelle Betrceau de saint Valérie. La châsse qui contient les reliques est placée dans l’église de Saint-Julien, du côté de l’Evangile, entre le chœur et la nef. Quand elle est descendue pour être portée en procession, les pèlerins élèvent entre leurs bras les Enfants malades ou ceux qu’ils veulent mettre spécialement sous la protection de saint Vaury et ils les font entrer dans la niche que les reliques ont occupée toute l'année. D’après l’abbé Berthoumieu, l’emplacement de son ermitage est encore appelé par les habitants Jardin de saint Valérie. Une espèce de Narcisse jaune y est surnommée la Tulipe de saint Valérie. Un groupe de rochers qui forment une petite grotte était, dit-on, son oratoire ; une fontaine située au pied de la montagne est encore un lieu de pèlerinage. Souvent on y plonge les Enfants malades.

[Annales hagiologiques de Charles Barthélemy, 8e année, 978).

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