‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 23 sur 724 · HUIT JUILLET, SAINT VAURY · texte numérisé non relu

HUIT JUILLET, SAINT VAURY

l’objet de sa mission qu’il fut saisi et précipité dans le feu qui le consuma en un instant. Quant au page de la reine, étant sorti de 1 église et continuant son chemin, il arriva au four et demanda sH ordre du roi était exécuté. Gomme on répondit affirmativement, il se hâta d en rendre compte au roi qui fut bien étonné de le voir apparaître ; après avoii entendu le récit de ce qui s’était passé, il se frappa la poitrine et s’inclina immédiatement devant Dieu, qui s’était chargé lui-même de démontrer la fausseté de l’accusation portée contre la reine en punissant le calomniateur tandis que l’innocent le priait. Elisabeth avait surtout le don de rétablir la paix aussitôt que la discorde mettait les armes à la main de ceux qui l’entouraient. Ce fut la préoccupation de toute sa vie. Elle eut le bonheur deux ou trois fois de remettre en bonne intelligence son mari avec le prince Alphonse son fils. Un jour, entre autres, les habitants de Lisbonne, dont les uns tenaient pour le roi, les autres pour le prince Alphonse, étant déjà sous les armes, prêts à se battre les uns contre les autres, la reine monta sur une mule et, allant alternativement au milieu des deux armées, elle réussit, par ses larmes et ses bonnes paroles, à obliger le fils à demander pardon à son père et le pèçe à pardonner à son fils.

Après la mort de son mari, elle prit l’habit du tiers-ordre de Saint-François et accompagna sa dépouille mortelle jusqu’à Olivera où il avait choisi sa sépulture. Elle fit, en mémoire de lui, un pèlerinage à Saint-Jacquesde-Compostelle et elle était à peine de retour d’un second pèlerinage qu’elle avait fait à pied, comme les personnes de la plus vile condition, bien qu’elle eût alors soixante-quatre ans, quand elle apprit qu’Alphonse IV, son fils et le roi de Castille, gendre de celui-ci, étaient prêts à se livrer bataille. Malgré la chaleur excessive, elle partit en toute hâte pour empêcher l’effusion du sang et parvint à décider son fils à faire la paix. Les fatigues de ce voyage causèrent une fièvre violente qui l’emporta le 4 juillet 1336. Elle fut enterrée chez les Glarisses de Coïmbre et Urbain VIII la canonisa en 1625.

La grande charité que lui avait inculquée si profondément l’amour de la paix est ainsi caractérisée dans son oraison du bréviaire romain :

OREMUS

Clemenlissime l'eus, qui beatam Elisabeth reginam inter cœteras egregias dotes bellici furouis sedandi PRŒROüATi va decurasli : du nabis cjus inter cessione, posl mortalis vilæ, quam suppliciter pelimus, pacem ad œlcrna gaudia pervenire.

ORAISON

Dieu très clément qui, parmi tant d'autres qualités éminentes, avez donné à la Bienheureuse reine Elisabeth la vertu d'apaiser la fureur de la guerre, accordez-nous par son intercession, après la paix de cette vie mortelle que nous vous demandons humblement, la grâce de parvenir aux joies éternelles.

[Dictionnaire de l’Abbé Petin. — Petits Bollandistes ).

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