SAINTE SÉRAPIE, VIERGE, MARTYRE
Patronne des Servantes.
Sérapie, ainsi que nous l’avons vu au 29 août, était une personne d’une grandebeauté, maispauvre et de basse extraction, qui fut recueillie par une noble dame de Rome, sainte Sabine. Gomme elle était chrétienne, elle convertit sa maîtresse à la foi de Jésus-Christ et l’assistait dans le service des pauvres, des malades et des prisonniers ; elle fut bientôt dénoncée au président Berillus qui la manda devant son tribunal et lui enjoignit de sacrifier aux faux dieux. Trouvant Sérapie inébranlable dans sa foi, il envoya, la nuit auprès d’elle, deux jeunes débauchés, chargés de la violer ; mais, au moment où ils voulaient exécuter l’ordre abominable qui leur avait été donné , saisis de terreur, ils tombèrent morts. Le lendemain, les gardes les trouvèrent inanimés, étendus sur le sol. On porta leurs cadavres au tribunal du président , qui fit comparaître Sérapie. Ayant invoqué le nom de Jésus-Christ, elle ne tarda pas à les rendre à la vie ; un grand nombre de païens se convertit à la vue de ce miracle : Berillus ordonna alors d’appliquer aux côtés de Sérapie des lampes ardentes qui s’éteignirent immédiatement. Après avoir essayé vainement de la vaincre par d’autres tortures, plus cruelles les unes que les autres, le président lui fit trancher la tête. Son corps fut recueilli par sa maîtresse, sainte Sabine, qui l’enferma dans un sépulcre de marbre préparé pour elle-même.
En Italie, on ne pouvait mettre les servantes sous la protec tion d’une plus vaillante patronne.
(Ferrarius. — Hagiologium ilalicurn.)