‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 249 sur 724 · APOTRE DE CHALON-SUR-SAONE · texte numérisé non relu

APOTRE DE CHALON-SUR-SAONE

II» SIÈCLE. — 178 Invoqué pour la pluie.

Sous la persécution de Marc-Aurèle, Marcel avait été incarcéré à Lyon avec d’autres chrétiens ; mais, pendant une nuit, un ange vint dans leur cachot et les délivra.

Profitant de sa liberté, Marcel traversa la Saône et, continuant son chemin à travers la province des Séquanais, reçut l’hospitalité d’un homme riche, du nom de Latinus, qu’il convertit avec toute sa famille; se dirigeant ensuite vers le territoire d’Autun, il fut accueilli dans la maison du président Priscus, qui l’invita à un festin solennel, offert à scs divinités païennes. Il accepta, mais il confessa devant tous les convives qu’il était chrétien ; le président, après lui avoir fait subir des tortures plus cruelles les unes que les autres, ordonna de creuser en terre un trou où Marcel serait enseveli debout jusqu’à la ceinture. Enterré ainsi tout vivant, il chanta les louanges du Seigneur pendant trois jours, puis son âme s’envola vers les cieux. Son corps repose encore presqu’en entier dans l’église de Saint-Marcel-lès-Chàlon, près de Chalon-sur-Saône.

Dans cette dernière ville, quand le besoin de la pluie se faisait sentir, on avait l’habitude de porter sa châsse en procession à travers les rues, et les prières qui lui étaient adressées étaient promptement exaucées.

Il est représenté : 1° attaché à deux fortes branches rapprochées violemment, qui, en prenant leur position naturelle, devaient l’écarteler: 2° enterré jusqu’à la ceinture dans le trou où il devait trouver la mort.

(. Bollandisles . — Vies de tous les Saints de France. — Les Petits Bollandisles.)

(1) Le petit jardin fruitier, Augsbourg, 1720.

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