‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 270 sur 724 · BOUZE SEPTEMBRE, SAINT TOBIE · texte numérisé non relu

BOUZE SEPTEMBRE, SAINT TOBIE

vases purifiés et une pieuse sollicitude présidait à toutes les cérémonies. Partout, dans l’église, on n’apercevait que des fleurs de diffé- ' rentes espèces et des branches d’arbres qui ornaient les grilles et décoraient les châsses des saints. C’est là évidemment l’origine du patronage réclamé par les sacristains.

11 partageait son temps entre le service de l'église et celui des pauvres de Laken qui le connaissaient, le vénéraient comme un ange du ciel et recevaient de lui des secours et des consolations. Pendant ce temps-là, le diable essayait de le faire dévier de la voie qu’il parcourait si glorieusement ; un soir, un marchand de Bruxelles se présenta au presbytère et, après avoir conversé avec Guy, le' persuada de se livrer comme lui à un commerce lucratif, afin d’augmenter ainsi ses ressources pour répandre ses aumônes; mais bientôt, honteux d’avoir cédé à ce premier mouvement, il s’imposa, pour sa punition, de visiter les sanctuaires les plus vénérés de la chrétienté. Il prit le bâton du pèlerin et se dirigea sur Jérusalem: il avait parcouru de vastes contrées pendant sept ans, lorsqu’il se retrouva à Rome avec le vénérable Wonedulphe, doyen d’Anderlecht et d’autres compagnons de voyage qu’il avait connus autrefois et auxquels il se fit reconnaître. Comme ils avaient l’intention d’aller à Jérusalem, ils entraînèrent, de nouveau, Guy avec eux pour leur servir de guide. A leur retour, quelques-uns de ces pèlerins moururent et reçurent la sépulture des mains de notre Saint.

Le vénérable Wonedulphe fut de ce nombre. Sur son lit de mort, il détacha, de son doigt, un anneau qu’il chargea Guy de rapporter à ses amis du Brabant, en témoignage de l’affection qu’il leur conservait. Le saint homme se remit en route et arriva à Anderlecht, épuisé par un flux de sang qui l’emporta presqu’immédiatement, après qu’il eut exécuté les dernières volontés du vénérable Wonedulphe. De nombreuses guérisons s’opérèrent à son tombeau. Plus tard, Gérard II, évêque de Cambrai et d’Arras, fit transporter ses reliques dans l’église paroissiale où un grand nombre de pèlerins viennent se recommander à sa protection. L’affection dont il mourut a été l’origine de l’invocation qui lui est adressée contre la dyssenterie.

On le représente ordinairement avec un costume de pèlerin, les yeux au ciel, implorant la miséricorde de Dieu, au-dessus de sa tête, le Saint-Esprit darde ses rayons ; saint Guy tient un bourdon de la main droite et, de la gauche, deux palmes, à ses pieds un bœuf, un cheval et une herse. On lui met quelquefois deux clefs à la main, en mémoire de ses fonctions de sacristain.

( Raïssius . — Les Bollandistes. — L’abbé Destombes. — Le chanoine Gooris : Miracles de Saint Guidon.)

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