DIX-HUIT SEPTEMBRE, SAINT DIZIER
le gardien, en disant: « Voici le bon pasteur qui porte sur ses épaules la brebis égarée ». Puis, s’animant de plus en plus, il prit son vol avec son agneau à une telle hauteur, qu’il dépassait la cime des arbres et, pendant deux heures, il demeura dans les airs, à genoux, les bras ouverts, les yeux et l’âme au ciel.
A l’avénement d’Alexandre VII, Joseph fut autorisé à revenir dans son couvent de Gratella. En retournant à Osimo, il continua a multiplier sur sa route les prodiges les plus extraordinaires et, après y avoir passé ses six dernières années, dévoré par la lièvre, il fut enlevé par un dernier vol, les bras en croix, la figure resplendissante et arriva jusqu’à la porte de sa chambre pour y recevoir son Dieu, puis il entra en agonie et le lendemain il s’envola vers les demeures éternelles.
Son corps se voit encore à Osimo. En France, une chapelle lui a été consacrée dans l’église de Saint-Pierre de Lisieux, en Normandie.
Quand on pense que tous les faits prodigieux dont nous venons de donner une esquisse bien imparfaite, se sont passés au XVIIe siècle, en pleine lumière, aux yeux des foules innombrables qui se pressaient dans les plus vastes sanctuaires sur les pas de saint Joseph de Copertino , on a lieu de s’étonner de l’obstination des libres-penseurs, ricanant et niant le surnaturel, quand il éclata si clairement aux yeux de tous et qu’il apparaît encore si évidemment dans les pièces du procès du grand thaumaturge.
(Les petits Bollandistes, — Le n° 216 du journal le Pèlerin).