‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 294 sur 724 · DIX-HUIT SEPTEMBRE, SAINT JOSEPH DE CUPÈRTINO · texte numérisé non relu

DIX-HUIT SEPTEMBRE, SAINT JOSEPH DE CUPÈRTINO

Joseph, à sa très grande joie, reçut le diaconat, le 20 mars 1627. Restait la promotion au sacerdoce ; les premiers interrogés répondirent si bien, que l’évêque jugea inutile d’interroger les autres ; il admit indistinctement tous les candidats, y compris Joseph, qui fut fait ainsi urètre, le 4 mars 1628.

Les étudiants ne pouvaient choisir un saint plus spècial pour leur venir en aide au milieu des difficultés et des angoisses qu'ils ont à subir, à l’époque de leurs examens.

La vie de saint Joseph ne fut plus qu’une longue suite de prodiges et de miracles qui se renouvelaient à chaque pas. Une première fois, il fut dénoncé au tribunal de l’Inquisition, qui le fit comparaître à Naples devant lui. Après trois interrogations rigoureuses, le tribunal proclama le Saint irréprochable dans sa doctrine et dans ses mœurs. Quelques jours plus tard, dans la même ville, pour obéir à l’Inquisition, il se disposait à célébrer une messe à l’église de Saint-Grégoire-l’Arménien ; mais a peine était-il agenouillé dans un coin, qu’en présence de la foule, il poussa un grand cri et s’élançant dans les airs, vola jusqu’à l’autel où il vint se poser debout, les bras sur la poitrine en forme de croix, le corps penché sur les fleurs et les cierges allumés qui ne le brûlaient pas. Ensuite, il fit entendre un autre cri, s’éleva d’un second vol, en tournoyant et en chantant : « O bienheureuse Vierge, ô bienheureuse Vierge ! et revint prendre la place qu’il occupait d’abord (1).

Une autrefois, en présence du pape Urbain VIII, il s’envola et demeura suspendu dans les airs au milieu de la salle même des audiences. Le Pontife s’écria que si Joseph mourait avant lui, il pourrait servir de témoin dans son procès de canonisation.

A Assise, à peine avait-il dépassé le seuil de l’église qu’apercevant une image de la sainte Vierge, tout à fait semblable à celle de Grottella qu’il aimait depuis sa jeunesse, il tomba en extase, s’éleva dans son vol à dix-huit pieds de haut, jusqu’à la sainte effigie qu’il baisa tendrement, en disant : « O ma mère, vous m’avez accompagné ici. » Le duc de Brunswick prince allemand, âgé de 25 ans, qui visitait les diverses cours d’Europe, avait désiré voir de ses yeux quelque miracle du grand Thaumaturge, d’Assise. Après qu’il eut assisté à deux messes célébrées par le Saint, il fut tellement impressionné, par les prodiges dont il fut témoin, qu’il se sentit touché de la grâce et se convertit.

Cependant le pape Innocent X, craignant que les guérisons, les extases et les élévations du Saint, qui devenaient de plus en plus fréquentes, ne causassent quelques scandales, donna des ordres pour que Joseph fut conduit dans un couvent de capucins à Pietra Robbia. Là, des prodiges admirables s’étant de nouveau reproduits, l’affluence du peuple était encore plus grande qu’à Assise. Les Pèlerins qui arrivaient en masse, avaient été jusqu’à tenter de découvrir le toit de la chapelle où le Saint disait la messe, pour le voir plus à leur aise. Au bout de trois mois, on voulut l’éloigner encore ; on le conduisit donc successivement chez les capucins de Fossombrone et, en dernier lieu, chez ceux de Montevecchio (2). Dans ce couvent, un dimanche, au jardin, Joseph , ayant aperçu un agneau, le saisit, le mit sur ses épaules et courut vers

(1) Extrait textuellement du supplément au Pèlerin, n° 216.

(2) N° 216 du Pèlerin.

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