‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 310 sur 724 · PREMIER ABRÉ DE FLAY (DIOCÈSE DE BEAUVAIS · texte numérisé non relu

PREMIER ABRÉ DE FLAY (DIOCÈSE DE BEAUVAIS

Invoqué contre la Fièvre cliaude.

Appelé par sa naissance à la cour de Dagobert Ier, Germer s’y lia étroitement avec saint Ouen et saint Eloy. Ces trois vertueux personnages travaillèrent, d’un commun accord, au bien de la religion et du royaume. Comme le roi craignait que la piété de Germer ne le portât à quitter le monde et à se retirer dans un monastère, secondé par les proches parents du Saint, il réussit à lui persuader d’épouser Dômane d’une illustre famille du Yexin.

Dagobert étant mort, Germer conserva, sous Clovis II, la même position à la cour. Après avoir eu trois enfants, qui menèrent la vie la plus sainte, comme son épouse elle-même désirait ardemment ne plus s’occuper que des intérêts de son âme, il aurait bien voulu exécuter le projet qu il nourrissait depuis longtemps, de quitter le monde ; mais Clovis II ne voulait pas se priver de ses conseils. Ce fut alors que Germer fonda un monastère sur son domaine de l’Isle peu éloigné du château de Vardes.

Enfin, le îoi lui permit de quitter la cour, et il alla retrouver à Rouen saint Ouen, son ancien ami ; puis, après avoir transmis, à son fils Amalbert. la propriété de ses biens, il quitta l’habit séculier et entra au monastere a Dentale. Comme ses vertus et le généreux sacrifice qu’il venait de faire, pouvaient lui tenir lieu de noviciat, saint Ouen l’admit de suite a la profession religieuse. Lorsque l’abbé du monastère mourut, Germer tut élu a sa place par le suffrage des religieux ; néanmoins, il eut à subir uue tentative d assassinat de la part de quelques-uns d’entr’eux, dont la vierelachee se trouvait, en quelque sorte, condamnée par la vie liumiee mortifiée du nouvel abbé. Ce jour-là même, il déposa son autorité et se retira dans une grotte voisine, que les prières de saint Samson avaient autrefois délivrée d’un énorme serpent. Là, il se livra à une vie austeie et mortifiée, pendant cinq ans et trois mois, et il espérait bien

q?and Ü- appdt la mort subite de son fils Amalbert. aui ^ ' rede™nait In,aîtrc de sa fortune, il eut alors recours

aux conseils de saint Ouen et ils arrêtèrent ensemble le projet de cons-

truire une vaste abbaye. Ils en cherchèrent l’emplaeemen dans “es

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r„t mài • ’ U, Clu's re®?u'ds> et 1e périmètre du monastère leur lut montre mrraculeusement, d’abord par un nuage gui planait Z

284 VINGT-CINQ SEPTEMBRE, SAINT CHRISTOPHORE

dessus de cette solitude et ensuite par une rosée qui, humectant les contours de cette plaine, décrivit autour d’elle une ligne géométrique.

Après avoir consacré trois ans et demi à l’érection du couvent dont il fut le premier abbé, Germer rendit son âme à Dieu dans sa cinquantième année et fut inhumé dans l’église de son monastère. A l’époque de l’invasion des Normands, ses reliques furent transportées à Beauvais. Les habitants de cette ville, entr’ autres faveurs, lui attribuèrent celle d’avoir échappé au fléau connu sous le nom de Mal des Ardents ou Feu sacré , qui décima toutes les autres contrées des Gaules. C’est probablement l’origine de l’invocation qui lui est adressée encore aujourd’hui contre la Fièvre chaude ; jun des principaux caractères du Mal des Ardents), à saint Germer, ville du diocèse de Beauvais, bâtie sur l’emplacement de l’ancien monastère de Flay.

(Vie des Saints du diocèse de Beauvais, par l’abbé Sabatier.)

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