SAINT BRUNO, FONDATEUR DE L’ORDRE DES CHARTREUX
Invoqué contre la Peste.
Né à Cologne, Bruno appartenait à une riche et noble famille. * Après avoir étudié premièrement en philosophie, dit Ribadaneïra, puis en théologie, avec tant de soin qu’il ^surpassait tous ses compagnons, il devint maître si excellent que pour sa réputation et sa doctrine, il fut fait chanoine de Reims. » D’après une légende que Lesueur n’a pas hésité à reproduire sur des toiles admirables, un chanoine de scs amis, estimé fort vertueux et fort savant, étant décédé à Paris, aurait déclaré du fond de sa bière qu'il était condamné par un juste jugement de Dieu. Bruno, qui assistait a cette scène singulièrement émouvante, aurait été vivement impressionné, et à partir de ce jour aurait résolu de se séparer, entièrement du monde. Nous devons dire que les biographes du Saint n ont ajouté aucune créance à cette légende et ont déclaré que Bruno, admirablement préparé, n’avait pas besoin de ce mobile pour le pousser vers la vie religieuse.
Quoiqu il en soit, le Saint ne tarda pas à se diriger, avec six de ses compagnons, vers les montagnes du Dauphiné et avec l’aide de Hugues, le saint évêque de Grenoble, qui lui donna le désert appelé Chartreuse jeta les fondements des cellules et de la chapelle où les premiers chartreux devaient trouver un abri, au milieu de forêts épaisses et de torrents impétueux.
« Là, dit Ribadaneïra, vivant en anges descendus du ciel plutôt quen hommes venus de la terre, en silence, en oraison, en lecture et en
contemplation divine et surtout en une très grande pureté de cœur et
sainteté de vie, fuyant l’oisiveté comme la mère de toutes sortes de vices. Us étaient tort austères dans leur nourriture, ne mangeant pas de viande leui'3 Radies et portant le cilice. Le saint évêque de 1 ! n°b, o Husues> n ornait rien tant que leur solitude, prenant conseil de saint Bruno dans la gestion des affaires et lui obéissant comme s’i eut ele son abbe et son supérieur.
fut alors que Urbain II fut appelé au trône pontifical. Gomme il avait ete eleve de Bruno et qu’il tenait en très grande estime la Suce et la prudence de son ancien maître, il l’appela à Rome auprès de lui poui 1 aider de ses conseils dans le gouvernement de l’église Bruno abandonna bien a regret sa chère solitude de la Chartreuse et ouoimm le pape, apres lavoir reçu avec les témoignages siemificitifa iio î i • vciüance 1;, plu, «drainai™,
les plus importantes de la chrétienté, il ne pouvait se consoln, ï prive de ses compagnons et de se voir comme embarqué dans les tumnhps delà cour, au préjudice du repos de son âme. Urbain I[ lui offrir vV
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