‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 364 sur 724 · NEUF OCTOBRE · texte numérisé non relu

NEUF OCTOBRE

BIENHEUREUX JEAN LOBDAW ou LOBEDAN, FRÈRE MINEUR

xmc siècle — 1204.

Invoqué contre les Calomnies, pour les Navigateurs.

'après les Bollandistes, sur scs anciennes images et sur le titre inscrit au-devant de sa vie, Jean Lobedan de Thorn (Prusse occidentale) est ainsi qualifié : prêtre, religieux de saint François, un des anciens patrons de la Prusse et patron spécial des Naulonniers et de tous ceux qui voyagent sur les eaux.

Né de parents distingués, qui l'élevèrent dans les principes, les plus chrétiens, il embrassa la vie religieuse et entra chez les Franciscains de Culm, il avait une dévotion si vive pour la très sainte Vierge, qu’elle le favorisa de grâces spéciales et, entr’autres, elle lui apparut plusieurs, fois dans sa cellule. A ce sujet les Bollandistes citent une légende qui doit être l’origine de l’invocation contre les calomnies.

Un jour qu’elle lui avait apparu, l’enfant Jésus dans les bras, et qu’elle daignait discourir avec notre Saint, les frères, les religieux, entendant une voix de femme qui partait de sa cellule, commencèrent à se livrer à des conjectures peu favorables à son égard; mais ce fut bien autre chose, quand ils entendirent se mêler, à la voix de femme, les vagissements d’un enfant. Ne pouvant maîtriser leurs soupçons injurieux pour Lobedan, ils se mirent à frapper violemment à la porte, et comme elle restait toujours close, ils finirent par l’enfoncer. Quelle ne fut pas leur stupéfaction, en faisant irruption dans sa cellule, de n’y rien trouver qu’un crucifix d’une grande dimension, dont la chair était flexible comme celle d’un véritable homme !

Interrogé par son supérieur, Lobedan avoua que la très sainte Vierge était venue le visiter, tenant son fils dans scs bras et que, comme le divin enfant pleurait amèrement, interrogé par sa mère, il répondit que les ennemis de son Eglise battaient violemment en brèche la foi catholique si florissante en Prusse, au détriment des âmes dont il pleurait la mort.

Des faveurs aussi extraordinaires n’eurent pas le don d’exciter son orguei-l et ne purent jamais lui faire abandonner l'humilité obscure dans laquelle il se complut toute sa vie. « Il n’en fut pas ainsi à sa mort (1). Son corps, enterré dans l’église de son monastère, fut illustré par des miracles et sa sainteté brilla dans toute la Prusse. Aussi est-il regardé comme un des saints patrons de son pays. Il avait GO ans lorsqu’il mourut le 9 octobre 12G4. »

Parmi les miracles qui éclatèrent à son tombeau, les Bollandistes signalent surtout l’incessante sollicitude de Lobedan pour les voyageurs en mer. Quand, au milieu des nuits obscures, Iss matelots ou les passagers réclamaient son secours et son intercession, il leur apparaissait, un flambeau à la main, et les accompagnait ainsi , en éclairant leur traversée, jusqu’à ce qu’ils fussent arrivés au port, à l’abri de tout danger.

(1) Grand» vie des Saints, do Collin de Plancv,

3JU neuk octobre, saint denys i/aréopagite.

G est pourquoi on avait l'habitude de le représenter une torche à la main.

Les Bollandistes citent également deux oremue qui lui sont adressés. Le piemiei, a la lois contre les calomnies et pour les navigateurs le deuxième, exclusivement pour les voyageurs sur les eaux.

oremus

Deu s qui servum tuum Joannem de Thoru.nio a Calumniis mirabiliter liber atum, auxilio hominum super aquas degentium singularilcr célébrait m voluisti, concédé, quœsumus, ut omnes CaLumnia pressi el Navigantes, illius intercessione, ab omni malo in anima et corpore liberentur. Per Dominum, etc.

ALÏA

Deus cujus obedientiœ aquœ et venh semper subjacent, tribue, per internessionem servi lui Johannis Thoruniensts, omnibus Navioantibus prospéré eo quo tendunt pervenire et in donios suas cum gaudio reverti. Per Dominum, etc.

[Les Bollandistes) .

PRIONS

Dieu qui avez voulu que votre serviteur Jean de Thorn fut miraculeusement délivré de la Calomnie, et singulièrement honoré pour avoir secouru des gens voyagoant sur l’eau, faites, nous vous en prions, que tous ceux qui sont accablés par la Calomnie el ceux qui naviguent, soient délivrés par son intercession de tout mal de l’àme et du corps. Par le Seigneur, etc.

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