NEUF OCTOBRE, SAINT GIIISLAIN
j -B. Tliiers. (2° vol. 199) dans son traité des superstitions condamné deux fois par l’Index, en 1703 et 1757, signale, en ces termes, l’invocation adressée à saint Denis contre la rage des chiens.
« Pour guérir les chiens de la rage , on les mène aux chapelles de saint « Demjs et on les plonge dans les puits ouïes fontaines voisines, où on « leur jette de l’eau sur le corps, ensuite on leur fait appliquer à la tête « les ciefs de ces chapelles ou un fer chaud et on leur fait dire des « Evangiles en leur faisant mettre le bout de 1 étolc sur la tetc, ou sui « la tète seulement de ceux qui les conduisent. »
Saint Denys est encore invoqué conlre les Maux de tête : « Le supplice « qui termina sa vie, ditM. Jules de Kerval, et la cruauté avec laquelle « on le lui fit subir, expliquent cette dévotion. »
On sait que la magnifique abbaye, construite par Dagobert, au lieu où reposaient ses restes, fut choisie par nos rois pour y établir leur sépulture. Tant d’églises furent consacrées à saint Denys dans tout l’uni vers catholique, qu’il serait impossible de les énumérer. Ce Saint national de la France, si souvent invoqué contre les Anglais, a, en Angleterre, 43 sanctuaires sous son invocation.
Saint Denys est représenté ordinairement sous la figure d’un évêque portant sa tête entre ses mains. Dans un manuscrit du XIVe siècle de la bibliothèque impériale, saint Denys soutenu par deux anges, présente sa tel c à une dame du nom de Gatule. qui la reçoit dans une serviette.
Saint Denys a été placé au nombre des quatorze Saints auxiliat«urs.