‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 372 sur 724 · TROISIÈME GÉNÉRAL DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS · texte numérisé non relu

TROISIÈME GÉNÉRAL DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS

XVI* SIÈCLE. — lülO-1572

Invoqué contre les Tremblements de terre et contre la Furie des

Taureaux.

rançois descendait par sa mère de Ferdinand V, roi d’Aragon. Gomme elle avait une grande dévotion a saint François d’Assise, elle lit le vœu que, si elle mettait heureusement un fils au monde, il en porterait le nom. Des l’àgc de cinq ans, il était déjà initié aux premiers principes de la religion et était doué du plus heureux caractère, dsa pieuse mère étant tombée gravement malade, il se retirait dans sa chambre, bien qu’il n’eùt que dix ans, afin de prier pour elle et il se donnait une rude discipline. Après la mort de sa mère, il acheva son éducation, eu grande partie, auprès de son oncle maternel Jean d'Aragon, archevêque de Sarragossc. A l’àge de dix-huit ans, il inclinait déjà vers l’état religieux ; pour le distraire de cette idée, son père etson oncle l’envoyèrent à la cour. Grâce à l’éclat de ses vertus, il fut entouré d’une telle vénération que l’empereur Charles V lui-même l’appelait le Miracle des princes. Bientôt l’impératrice conçut le projet de l’unir à Eléonore de Castro, qu’elle avait amenée avec elle du Portugal et quelle honorait de toute sa confiance. Le mariage s’accomplit lorsque l’empereur l'eut fait approuver au duc de Candie. François, dans cette circonstance, ayant été fait marquis de Lombay et grand écuyer de l’impératrice, fut admis dans le conseil de l’empereur et conférait souvent avec lui sur les affaires les plus secrètes et les plus importantes de l’Etat.

En 1537, il fut très vivement aflligé par la mort du poète Garcilaso de la Yega, son ami intime. Deux ans plus tard, il vit mourir l’impératrice Isabelle et, comme un des premiers seigneurs de l’Espagne, il fut chargé de conduire le corps a Grenade, la sépulture de la lamillc impériale. Ee cercueil fut ouvert pour que François attestât sur serment l'identité du corps de l’impératrice. Le visage, si beau quand elle vivait, était tellement défigure qu’il ne fut pas possible de le reconnaître et le cadavre exhalait une odeur si infecte que personne ne pouvait la supporter. A partir de ce jour, François résolut de quitter la cour et d’entrer dans un ordre religieux, s’il survivait à sa femme ; mais Gharlcs-Quint, loin de consentir à sa retraite, le nomma vice-roi de Catalogne. Dans ces hautes fonctions, François remplissait tous les devoirs de la vie la plus religieuse. U récitait régulièrement l’office divin, se livrait aux austérités

Page 1