DOUZE JUILLET, SAINT MENOU. Z
muraille de pierre qui s’élevait miraculeusement entre lui et la vierge.* Il fallut donc renoncer à toute tentative contre elle en ce moment. Pendant les ides de janvier, la multitude chercha une revanche, elle s’était rassemblée de tous côtés pour les jeux habituels et elle réclamait à grands cris que Martienne fût exposée aux botes, ce qui fut accoidé. Marcienne fut liée à un poteau, puis on lâcha dans 1 arène un lion furieux qui s’élança d’abord contre elle avec rage, lui posa les pattes de devant sur la poitrine ; puis les laissa retomber sans lui faire aucun mal. Le peuple, saisi d’admiration, applaudit et voulut qu’on la mît en liberté ; on l’aurait fait sans un abominable juif entouré de ses coreligionnaires. Ges hommes exigèrent du magistrat qu’il fit lancer contre elle un taureau sauvage et indompté ; il enfonça une de ses cornes dans le sein de la vierge et en fit jaillir le sang avec force sans qu’elle parût ébranlée. Le juge, s’irritant de plus en plus de ne pas en finir, ordonna de livrer la Sainte à un léopard d’une taille effrayante et d’une férocité incomparable, il la mit en pièces immédiatement. Ce fut ainsi que Martienne rendit son âme à Dieu sans murmurer, ni défaillir.
(Actes des Martyrs publiés par les RR. PP. Bénédictins J.