SAINT MENOU (MENULFUS), CONFESSEUR
Invoqué contre la Folie, l’Idiotisme.
D’origine irlandaise, saint Menou étant venu à Vannes, l’évêque saint Corentin lui fit l’accueil le plus bienveillant, et, après avoir pu apprécier les vertus éminentes du jeune étranger, il l’admit à recevoir les ordres sacrés et l’éleva au sacerdoce. A la mort de saint Corentin, le peuple et le clergé choisirent tous unanimemeat saint Menou pour le remplacer. Pendant son épiscopat, Dieu le favorisa du don des miracles. Un gentilhomme prisonnier brisa ses fers au seul contact de l’anneau du saint évêque et lui demanda le baptême.
On croit que saint Menou avait fait le vœu d’aller à Rome ad limina Apostolorum. Il partit avec quelques-uns de ses prêtres, et, à peine arrivé, ayant rencontré un paralytique qui lui demandait l’aumône, il le guérit complètement de son infirmité. Lorsqu’il eut pris congé du Pape, Menou se remit en route avec l’intention de revenir dans son diocèse ; mais, arrivé à Mailly (Malliacus), petit bourg du Bourbonnais qui, depuis, a pris le nom du Saint, il annonça aux personnes qui l’accompagnaient que son heure était arrivée, qu’il allait mourir et qu’il demandait à être enterré dans l’endroit le moins apparent du cimetière ; ses intentions furent remplies fidèlement, seulement un seigneur, nommé Arcade, ayant été témoin d’un miracle opéré sur son tombeau, fit construire, dans ce lieu, une église sous le vocable du saint évêque.’ On y fonda un monastère de filles et Adalgise, troisième abbesse, fit lever le corps dans le IX0 siècle. Vers l’an mil, d’Agbert, archevêque de Bourges, plaça ses reliques sous un mausolée richement sculpté dans le style byzantin. C’est probablement le même qui est signalé dans le Bulletin Archéologique (1) : « Avant la Révolution, dit M. Hippolyte
(1) II® vol., p. 522, année 1842, publié par le Ministère de l’instruction publique, sous la direction du Comité des Arts et Monuments.