‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 403 sur 724 · SEIZE OCTOBRE, SAINT GALL · texte numérisé non relu

SEIZE OCTOBRE, SAINT GALL

nehaul: Théodebert, roi û’Austrasie, leur offrit l’hospitalité, en leur permettant de choisir tel lieu qu’ils jugeraient convenable et où il leur plairait d’établir leur résidence. Etant entrés en Suisse, ils passèrent de l’extrémité du lac de Zurich, sur le territoire de Zug qui était plongé dans la plus honteuse idolâtrie. Malgré tout leur zèle, ils furent obligés de l’abandonner au plus vite et de se diriger vers le bourg d’Arbou où ils reçurent, pendant sept jours, l’hospitalité chez un vénérable prêtre, nommé Wilimar, qui leur indiqua une charmante solitude, située à quelque distance de la ville de Bregenz. Le pays n’était habité que par des païens ; mais saint Gall commença à leur annoncer le culte du vrai Dieu et, après avoir brisé les statues de leur dieu, il en jeta les débris dans le lac'. Alors, de nombreuses conversions se produisirent et nos saints ordonnèrent aux démons qui régnaient sur ces contrées de les quitter et de ne plus y faire aucun mal ; de leur côté, ils furent bientôt accusés de troubler la sécurité publique auprès du duc du pays, nommé G-unzon, qui leur intima l’ordre de l’abandonner au plus vite. Saint Colomban résolut de passer en Italie ; comme saint Gall était dévoré par une fièvre ardente, il ne put le suivre et retourna à Arbon auprès du vénérable Wilimar ; un des diacres de ce saint prêtre, du nom de Hittibold, indiqua à saint Gall un autre lieu de retraite qui n’avait qu’un inconvénient, celui d’être hanté par les bêtes féroces. Saint Gall s’y établit néanmoins avec son pieux compagnon qui lui avait servi de guide ; après avoir fait sa prière, il prit une branche de cornouiller, en lit une croix qu’il planta en terre et y suspendit une boîte contenant des reliques de la sainte Vierge, de saint Maurice et de saint Didier.

Pendant que son compagnon était endormi, saint Gall aperçut un ours qui s’avançait de leur côté et il lui intima l’ordre de prendre du bois et de le mettre au feu, ce qu’il fit sur le champ ; plusieurs autres fois, un autre ours leur apporta le pain nécessaire à leur nourriture.

Le bruit de sa sainteté ne tarda pas à se répandre au dehors, et on accourait pour le voir et réclamer le secours de ses prières. Gunzon qui l’avait chassé de son territoire, avait une fille tourmentée cruellement par la possession du démon ; sollicité par Wilimar de venir la délivrer. saint Gall j consentit et rendit, à son ancien ennemi, sa fille complètement guérie. Le duc lui offrit de magnifiques présents, qu’il distribua aux pauvres.

Comme le nombre de ses fils spirituels augmentait chaque jour, il bâtit une belle église, entourée de cellules, qui furent le berceau de l’abbave de Saint-Gall et de la ville qui porte le même nom. Wilimar l’avait invité à venir chez lui pour y prêcher une mission, le saint abbé tomba malade chez son ami et y mourut le 16 octobre 646.

La signification de son nom Gallus qui veut dire Coq , est l’origine de l’invocation qui lui est adressée.

Il est représenté avec un ours, à côté de lui, qui lui apporte un pain dans sa gueule, tandis qu’un autre, dans le fond, porte du bois au feu.

DICTON SUR SAINT GALL Si saint Gall coupe le raisin,

C’est mauvais signe pour le vin.

Quand de saint Gall arrive l’heure,

La vache à l’dtable demeure.

[Grande vie des Saints. — iY°230, supplément du Pèlerin.)

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