SAINT MOMMOLIN, ÉVÊQUE DE TOURNAY ET DE NOYON
([Invoqué pour les Enfants qui ont la langue embarrassée.
11 sc forma à la vie religieuse, dans le monastère de Luxeuil ; il avait là pour compagnons saint Orner, saint Bertin et saint Ebertramme. Il fonda, avec eux, au milieu des marais formés par l’Aa et où s’élève aujourd’hui la ville de Saint-Omer, un monastère du nom de Sithiii, qui fut remplacé depuis par celui de Saint-Bertin. Mommolin en fut d’abord nommé abbé, puis fut appelé à remplacer saint Eloi sur les sièges réunis de Tournay et de Noyon. On n’a point de détails sur les actes de son épiscopat ; on sait seulement qu’il occupa son siège pendant vingt-six ans. Des miracles furent opérés par son intercession et les anciens auteurs qui l’attestent avaient, sous les yeux, des documents authentiques qui les rapportaient; aussi, son culte a été de tout temps célèbre, soit dans les églises de Noyon et de Tournay, soit dans les anciens diocèses de Saint-Omer et d’Ypres ; il l’est encore aujourd’hui dans la plupart des diocèses du nord de la France.
Dans le recueil des statuts synodaux de l’église de Tournay, on dit que suint Mommolin était surtout invoqué en laveur des enfants qui tardaient h parler. Malbranque, dans son histoire dos Morins, assure qu’on voyait quelquefois à Saint-Omer et eu d’autres lieux sanctifiés pai la piésence de saint Mommolin , des personnes venues de pays éloignés, pour demander la guérison de leurs enfants , dont la langue niait embanassee (1).
D’après le P. Cahier, l’origine de cette invocation tiendrait à ce que les deux premières syllabes du nom du Saint forment une sovte de bégaiement. Il ajoute, en outre, que si le livre avec lequel on le représente, peut bien n’êtrc qu’un attribut général de 1 épiscopat, il soupçonne, néanmoins, que ce môme livre ouvert pourrait bien être aussi une soi te d’épreuve présentée aux petits clients pour juger de leur prononciation.
(AA. SS.Belgii. — Abbé Destomhes.j