SEIZE OCTOBRE, SAINT MAGNOBODE
On lit dans la Semaine religieuse de Perpignan, du 2 décembre 1884 : Nous apprenons avec bonheur qu’une demande a été faite à l’œuvre du Sacré-Cœur de Montmartre, à l'effet d’obtenir qu’un autel soit réservé dans la chapelle des agriculteurs, qui est sous le vocable de saint Isidore, à saint Gauderique, patron des laboureurs du midi de la France. C’est le diocèse de Pamiers qui a pris cette initiative. Nous sommes persuadés que notre diocèse s’empressera de contribuer à l’érection de cet autel. Nous sommes les heureux possesseurs du corps de saint Gaudérique. Son culte est en grand honneur dans notre diocèse. Nous ne pouvons rester indifférents à ce qui est fait pour l’étendre.
Y us Irauhen ab l'everencia Per la vostra interccsio,
Ve à parar la pestilencia :
Donau temps seré en diluvis,
Y en la sequedat, plujos.
Quand on vous porte avec respect en procession, par votre intercession la Peste s’arrête ;
Dans le déluge vous donnez un temps sec et dans la sécheresse vous donnez la pluie.
OREMUS
ficus qui beatum gaudericum con f essor em tuum contra pestilentiam, et terrœ sterilitatem prolectorem dedisti, concédé ut ejus meritis, et intercessione à labe peccali liberetnur in terris, et abundantia glorias tua? fruamur in cœlis. Per, etc.
PRIONS
Dieu qui avez constitué comme protecteur, contre la peste et contre la stérilité de la terre, votre confesseur saint Gaudry, faites que, par son mérite et par son intercession, nous soyions délivrés de la tache du péché sur la terre et que nous jouissions dans le ciel de l’abondance de votre gloire. Par, etc.
[Bréviaire de l’ancien diocèse de Mirepoix.)
SAINT MAGNOBODE ou MAINBŒUF (MAGNOBODUS)
ÉVI'QUE D’ANGERS vers 660
Invoqué contre les Ulcères invétérés, la Gale et la Lèpre.
Son nom était Mainbœuf de Villebernier et il était né près de Saumur. Ses parents le confièrent à saint Lezin, évêque d’Angers, qui lui ouvrit tous les trésors de la piété et de la science. Après la mort du saint évêque, Magnobode fut appelé à lui succéder ; mais, par humilité, il refusa et parvint à faire nommer un saint prêtre, nommé Cardulfc, qui mourut lui-même au bout d’un an. Cette fois, Magnobode , devant le suffrage unanime de tout le clergé, fut obligé d’accepter l’épiscopat. Les Bollandistes citent une multitude de miracles, opérés par lui, pendant les quarante-neuf années qu’il occupa le siège d’Angers ; nous n’en rapporterons qu’un seul, qui explique les invocations adressées à notre Saint, contre les Ulcères invétérés , la Gide et la Lèpre. Un homme, appelé Dodon, était affecté à' Ulcères très graves , qui le faisaient cruellement souffrir. S’étant rappelé les cures merveilleuses opérées par Magnobode, il lui envoya une personne de sa maison, en lui prescrivant de faire connaître à l’évêque la nature de son infirmité et de lui demander sa bénédiction. A cette époque, on bénissait sous le nom d’Eulogies, diverses choses, telles que pain, vin. viande, etc., que l’on distribuait à l’église, comme une espèce de supplément à l’Eucharistie et que l’on envoyait aux absents en signe de communion. Magnobode, prenant du pain, le bénit et le remit au messager, qui se hâta de le porter à son maître ; après en avoir mangé, Dodon fut entièrement guéri de l'affection cruelle qui le tourmentait.
[Les Bollandistes. — L’abbé .T. -B. Glaire.)