SAINT GRAT, MARTYR EN ROUERGUE
Invoqué oontre la Folie.
Noble et Romain de naissance, Grat dit adieu a ses parents, abandonna ses biens pour aller évangéliser la Gaule et se fixa au pays des Rnthônes (le Rouergue) ; il eut, pour compagnon de ses travaux, Ansulc avec lequel il priait pendant tout le temps qu’ils ne travaillaient pas ; ils donnaient tous les deux l'exemple de toutes les vertus et des austérités les plus rigoureuses. Dieu les favorisa de la grâce des miracles, qu’ils firent éclatera Capdenae où ils vivaient dans la retraite et étaient visités par des malades et des infirmes qui, le plus souvent, s en retournaient guéris. Le bruit de ces merveilles excita la fureur des païens qui les saisirent, les chargèrent de chaînes et leur tranchèrent la tète.
Saint Grat et Ansute sont honorés dans le diocèse de Rhodez ; on croit que leur glorieux martyre eut lien à Saint-Grat, près Villciranc îc. a.
(1) Les.Holland-istes signalent cette invocation (»i« vol, d’octobre, p. 633.)
SEIZE 0CT0HRE, SAINT GAUDRY. d50
pins grande partie de leurs reliques est vénérée, de nos jours, dans l’ôidise de Saint-Gmt où l’on montre un casque qui aurait appartenu au Saint, ainsi que sa lourde chaîne. Si l’on en croyait la Revue des Sociétés savantes (juin 1866), ce casque jouirait de la vertu do guérir les maux de tête , bien que, d’après l’appréciation du savant archéologue, Alfred Darcel, ce serait une armure de tète qui ne remonterait qu'aux environs du X° siècle et qui, par conséquent, n’aurait pu appartenir à saint Gmt.
M. l’abbé Bousquet, chanoine de Rodez, nous dit que saint Gmt est invoqué avec succès contre la folie. La rareté de ses actes ne permet pas de déterminer l’origine de cette invocation.
(Les Petits Bollandistes .)
SAINT GAUDRY (GAUDERICUS) (*)
Invoqué pour et contre la Pluie, suivant l’opportunité.
Gaudry , issu d’une humble famille près de Toulouse, avait suivi l’exemple de son père et s’était fait laboureur. Honorant la très sainte Vierge d’un culte spécial, il avait soin, dès qu’il entendait la cloche annonçant V Angélus, de se mettre à genoux, la tête découverte et de saluer la mère de Dieu. Un soir qu’il revenait de son champ et qu’il traversait un cours d’eau, il entendit tout à coup retentir la cloche de la Salutation et, sans hésiter, il se précipita à genoux au milieu des eaux qui, depuis, furent divisées en deux parties, laissant à sec la partie où le Saint s’était agenouillé.
Une autre fois, pendant qu’une horrible tempête s’était élevée et que la grêle ravageait tous les champs de la contrée, Gaudry se mit en prières ; or, pendant que tout était détruit autour de lui, un ciel calme et serein brillait au-dessus de son champ, illuminé par le soleil et complètement à sec.
C’est évidemment là l’origine de l’invocation qui lui est adressée pour et contre la pluie.
Ses reliques furent longtemps honorées dans l’abbaye de Saint-Martin du Canigou, au diocèse de Perpignan, et dans l’église de Saint-Maurice Mirepoix, au diocèse de Pamiers.
; L'Univers (1er septembre 1881) s’exprimait ainsi : « Nous lisons dans l’excellent journal le Roussillon : « Comme le ciel, depuis trois ou quatre mois, devenu d’airain, menaçait nos récoltes déjà compromises, quelques habitants du hameau de Saint-Gauderique vinrent prier M. le curé de Saint-Jacques de célébrer, dans leur modeste chapelle, une messe pour obtenir la pluie. Une grande messe solennelle fut chantée, le samedi 26 août, à neuf heures et demie, au milieu d’un grand concours
de fidèles et en présence des reliques vénérées de saint Gauderique
La cérémonie était à peine terminée, que quelques roulements lointains de tonnerre nous annonçaient la réalisation de nos vœux et bientôt d’abondantes averses venaient rafraîchir la terre et réjouir tous les cœurs. »
(1) Ou Galdry (Walderious, Galdericus, UuaJderioufi) ou Galderique ou Gauderique.