VINGT-HUIT OCTOHUE, SAINT JUDE
Il était en effet doué de la haute sagesse que l'or représenta toujours et d’une parole incisive et redoutable aux hérétiques. (Didron, xxvii, 100).
Une tradition rapporte que saint Jude, cloué à une croix, aurait été tué à coups de flèches, de piques ou de bâton. Son attribut le plus ordinaire est une croix renversée. Il tient tantôt une équerre de charpentier, tantôt une croix, très souvent encore un petit navire dans la main, en souvenir de son ancien métier.
Bien que Jude ait pris le nom de Thaddêe pour se distinguer de Judas Iscariote, il a été néanmoins longtemps négligé par les fidèles, à cause de la ressemblance de son nom avec le traître de l’Evangile ; mais, avec un peu de réflexion, on a fini par comprendre qu’après tout il était un des douze apôtres et qu’à ce titre il méritait d’être invoqué comme les autres. On a pensé également qu'il mettrait d’autant plus de zèle à faire exaucer nos vœux qu’il avait été oublié plus longtemps ; aussi est-il invoqué dans les affaires désespérées et pour les choses en quelque sorte impossibles ; c’est dans ce sens que nous trouvons une prière allemande consignée sur le feuillet d’un livre dont nous avons déjà parlé et dont le titre nous est inconnu :
GEDET
O Golt ! der du rien heiligen Jüdam Thadn.EUM nicht nur cillein vor deinem Angesicht, und allen liimmlischem Heerschaaren,sondem auch vor dm Menschen Kindcrn, zuvor zwnr bel denselber ivegen des Namens Jddas des Verrathers sehr verhaszet, alsdann aber inden gefahrlichen und sclion verweifelten Dingen zu einem sonder Patron beslellt, dir uns sehr liebreich und angenehm gemacht hast, wir bilten dich, aufdaszwir durcis seine Verdiensten in allen unsern Gefahren mogen deine Hulf empfangen.
Amen.
PRIÈRE
O Dieu ! qui avez rendu très aimable et très agréable à vous et à nous saint Jude Thaddée, non seulement en votro présence et en celle de toutes les milices célestes, mais encore devant tous les enfants des hommes, quoique son nom de Judas le leur eût d’abord rendu méprisable, et qui l’avez constitué notre protecteur dans les causes dangereuses et déjà désespérées, nous vous prions, par son intercession, de nous accorder votre secours dans tous les dangers que nous avons â courir.
Amen.
Les Bollandistes en citent une autre (12° vol. d’oct., p. 449) qu’ils ont trouvée dans un petit livre publié à Besançon en 1826 :