VIN(U’-HUIT OCTOBRE, SAINT GENEZ
Christ des peuples innombrables par la vertu de la parole sainte, faites, je vous en supplie, que je renonce dès ce jour à l’habitude du péché, que je sois préservé des pensées mauvaises, que j’obtienne toujours votre secours dans les choses désespérées et que je parvienne enfin à cette pairie céleste où est adorée la sainte Trinité, Dieu seul en trois personnes, Père, Fils et Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
Le journal La Croix (28 octobre 1883) indique une autre origine de l’invocation adressée à saint Jude dans les Causes désespérées, qui mérite d’être signalée. Elle est tirée de l’Histoire des apôtres attribuée à Abdias, évêque de Babylone :
« Lorsque saint Simon et saint Jude entrèrent dans la Perse pour l’évangéliser, ils rencontrèrent l’armée des Babyloniens en guerre avec les Indiens qui envahissaient toute la contrée. Le général était entouré de magiciens et de devins qui sacrifiaient au démon et ne donnaient que des réponses trompeuses sur la situation des deux armées. Tout à coup, ils devinrent muets, et comme le général leur en demandait le motif ils l’attribuèrent sans hésiter à la présence de saint Simon et saint Jude qui, dirent-ils, ont une telle puissance qu’aucun des nôtres n’ose parler en leur présence. Interrogés cà leur tour sur la position critique des Babyloniens et sur l’issue du combat, les apôtres répondirent : « Mettez fin à toute inquiétude, demain les ambassadeurs indiens viendront faire leur soumission. » Ce qui arriva en effet. Après cette prédiction accomplie contre toute espérance, plus de soixante mille hommes furent baptisés ; le roi lui-même et tous ses dignitaires se firent chrétiens.
La Croix rappelle également une circonstance, beaucoup plus rapprochée de nous, dans laquelle saint Jude vint en aide à la France cruellement éprouvée. En 1871 tout semblait perdu, les Prussiens envahissaient nos provinces à leur gré, quand, au-dessus de l’église de Pontmain, une des seules consacrées en France à saint Jude , la sainte Vierge apparut et dit : « Ils n’iront pas plus loin. » Et ce jour ils s’arrêtèrent.