FIN DU VI» SIÈCLE
Invoquée contre la Faiblesse des Jambes et contre les Maladies des
Membrês du Corps.
D’une famille très illustre, Ermelinde, jeune encore, fit vœu de virginité et renonça à tous les plaisirs et à toutes les pompes du siècle. Elle quitta le château paternel de Terdouck, près de Louvain, et se retira dans une bourgade du nom de Bevec.
Avertie par un ange que deux jeunes seigneurs la poursuivaient de leurs hommages, elle s’enfuit à Meldrik appelé Meldaert (Maldradicem) au diocèse actuel de Malines. Là, elle vécut en recluse et rendit son âme à Dieu au commencement du VIIe siècle.
On croit que sainte Ermelinde fut ensevelie près de sa cellule. Plus tard, vers 643, une chapelle fut bâtie sur son tombeau. Sous ce même tombeau, se trouve une fontaine qui porte le nom de sainte Ermelinde , peut-être parce que de son vivant, la Sainte avait l’habitude de boire de son eau ou bien parce que Dieu la fit jaillir sur sa demande. Depuis un temps très reculé, cette eau jouit de la propriété de guérir les maladies ; on la boit principalement contre la faiblesse des Jambes et contre les maladies des autres membres du corps.
D’après les Petits Bollandistes (13e vol., p. 30), on l’invoque spécialement pour solliciter la guérison des maux de Bras et de Jambes (l'onomatopée joue ici le rôle principal : Enn ou Arm signifie Bras et par extension, Jambes.
[Bollandistes) .