‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 49 sur 724 · SAINTE BONOSE, VIERGE ET MARTYRE · texte numérisé non relu

SAINTE BONOSE, VIERGE ET MARTYRE

Invoquée contre la petite Vérole.

Pendant la persécution de l’empereur Sévère, sainte Bonose fut livrée à la torture et eut la tête tranchée. Le Dictionnaire des pèlerinages (collection Migne) affirme qu’une église aurait été élevée à Rome sur l’emplacement de la maison que cette Sainte occupait pendant sa vie. On l’invoque en général contre la petite Vérole. Est-ce parce que ses chairs, déchirées avec des ongles de fer, portaient des traces équivalentes à celles que laisse la petite vérole ou avait-elle eu cette maladie, on ne sait pas au juste ? L’église élevée en son honneur était une paroisse de Rome ; mais quand son titre paroissial fut transporté à Saint-Sauveur incorte, la Confrérie des cordonniers l’obtint et on l’appelle aujourd’hui sainte Bonose des Cordonniers.

D’après l’Abbé Corblet (1) : « Un corps saint sous le même nom de sainte Bonose , exhumé du cimetière cyriaque avec un vase de sang, fut donné, en 1845, par Grégoire XVI à Marie de Saint-Vincent, religieuse du Bon-Pasteur d’Angers et envoyé, cette même année, par la Supérieure de cette communauté à celle d’Amiens. Les sœurs du Bon-Pasteur attribuent à cette Sainte leur préservation du choléra pendant les épidémies qui ont sévi à Amiens ; plusieurs particuliers et diverses paroisses, partageant cette croyance, ont demandé et obtenu des fragments des reliques de sainte Bonose. Il en a été donné à l’église d’Estaires (Nord) pendant le choléra de 1866 et on assure que plusieurs malades ont été guéris miraculeusement. La paroisse reconnaissante a placé dans son église une statue de sainte Bonose. »

M. l’Abbé Corblet ajoute qu’il tient ces divers renseignements de Madame la Supérieure du Bon-Pasteur d’Amiens.

SAINTE EVRONIE OU APRONIE (APRONIA)

COMMENCEMENT DO Ve SIÈCLE. — VERS 450.

Invoquée pour les Aocouch.em.ents heureux.

Evronie était sœur de saint Epvre, septième évêque de Toul. Elle le suivit dans sa ville épiscopale et se conforma à ses exemples et à ses instructions.

Après la mort de son frère, elle vint se fixer à Troyes, diocèse où elle était née. Elle édifia les habitants de cette ville par sa vie simple et retirée, elle y mourut en odeur de sainteté. Saint Gérard, successeur de saint Epvre, sur le siège de Toul, réclama à Troyes et obtint les reliques de la Sainte qu’il déposa dans sa cathédrale.

Sainte Evronie est invoquée par les femmes en couches dont la vie est menacée. En l’année 1525, une femme du nom de Guyote, femme de Guillaume Chevalier, était dans les douleurs de l’enfantement et en

(1) Ilagiologie du diocèse d’Amiens, vol. IV0, p. !9L

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