‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 500 sur 724 · FIN DU IV* SIÈCLE · texte numérisé non relu

FIN DU IV* SIÈCLE

Invoqué contre les Possessions du démon, les Terreurs paniques, les Tunatioues la Polie, l’Epilepsie, les Méchantes femmes et pour la Santé du Bétail. - Patron des Bouffons, Etudiants, Instituteurs, Toiliers, Potiers d’étain et Pèlerins.

T PS oarents de Mathurin, nobles et riches, habitaient une terre du G itinais du nom de Liricant, aujourd’hui Larchant (Seine-et-Marne), dans le diocèse de Sens. Son père, Marin, avait accepte des empereurs H charge de poursuivre et d’exterminer les chrétiens ; quant a lui chrétien au fond de son cœur, il priait pour la conversion de son père et

dP sa mère Dieu, pour exaucer ses prières, envoya, pendant la nuit a de sa mere. i lui montrait son fils conduisant

^irniitTde Vp e uples , comme un pasteur conduit des troupeaux. Touche beauco P P | ’ Marin consentit à recevoir le baptême avec sa

P°iyS’e de vingt ans, Mathurin tnt jugé digne d’être promu au sacerdoce. Il reçut, en même temps, le ; donnes m i

ordinaire contre notre retigion et de les

une facilite meiveille . robabiemcnt l’origine du patronage

TZmul™ "Tmuaiants l’Allemand Henri AU assure

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fille, qu R ne s éloignerait qu q mettre fin a la peste

que les prières du .même > Samt doQC cherchcr à

qui ravageait la cite de Home. P de ^'honneur. Arrive

Sens et il se mit en rou e ^ fe démon qui s’était emparé de la fille

au terme de délivrance du peuple romain. Après un séjour

de Maximin et obtint la deliv fP fréquemment son pou-

TJZ les fous furie», Matfiurin mourut en paix

dans la ville même de Ron^- , cette ville qu’après avoir fait pro-

™ morl ou vit' iï

serait ramené a son pays mata . ainsi ie retour à Lar-

Un poète légendaire du XV siecit gj,

chanl ‘ Le fist à Larchant conduire

Par des plus grands de son empire Comme par chevaliers, barons,

Nobles gens de grands renoms,

Qui lui firent de grans courage Et en signe de leur voyage,

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Larchant (l’an 1429)-

Quand furent à Larchanl venus Les plus grands, non pas les menus,

Misdrent, pour en avoir mémoire.

Leurs armes qui y sont encore Jusque au nombre de quatre vingt?.,

Que peuvent veoir plusieurs pèlerins En son église en ung coffret ;

Afin que, si le cas souffret Que l’empereur vousit sçavoir Si au mener ont fait debvoir,

Leurs armes fussent tesmoignaige Qu’avaient accompli le voyaige.

Arthur Forgeais, en citant ces vers, donne en môme temps (2e partie, p. 106, 1863), la figure d’une enseigne de pèlerinage du XIVe siècle, en forme d un écu héraldique, qui porte, à sa partie supérieure cette iegende en minuscules gothiques :

Saint Matelin de Larchent.

A la pointe de 1 écusson, on voit saint Mathurin, nimbé, vêtu de la chasuble, foulant aux pieds un monstre cornu, pour symboliser sa victoire sur le démon. A droite, se trouve la fille de l’empereur qu’il a délivrée delà possession diabolique, et à gauche, l’empereur lui-même avec “”ne de,la f\aison de France, à genoux ; au-dessus passe proces-

rie « U n v?nt la cdasse sur lacIuelle est exposé le corps du Saint paré de ses habits sacerdotaux et portée sur un brancard par deux pèlerins Près du corps du Saint, sont suspendus, comme ex-voto, deux paires de oeps ou entiaves, qu on employait pour contenir les fous furieux

proc,essjon de la cdasse a üeu devant la porte d’une petite chapelle flanquée de deux tourelles. A l’entrée de la chapelle, sont disposéSP en maniérés de trophées, deux faisceaux de lances qui ne sont autres que

pnfT deposees sur ie tombeau du Saint par les envoyés de l’empexeui, comme 1 expriment les vers cités plus haut. P

Puisque saint Mathurin, pendant sa vie, avait manifesté tant de fnic pouvoir contre les démons, il était tout à fait nateTefqu'il fût

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Luy priant qu’il fust diligent U’aller guérir Maximienne Sa fille qui était païenne Laquelle avait le diable au corps

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haut, et qui le représentât cÔmmV ^astuTd'nn a elé queslion ïlus

Ou croit que les reliques

quelque temps, à Paris, dans une maison hors de là

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beaucoup de miracles et qu’on y bâtit une chapelle en son honneur. Elle a été donnée aux religieux de la Très-Sainte-Trinité de la Rédemption des Captifs, d’où le nom de Mathurins leur est demeuré par toute la France.

A Larchant, où ces saintes reliques avaient été portées et où affluaient de nombreux pèlerins, surtout le dimanche des Rameaux, le jour de l’Ascension, le mardi après la Saint-Barnabé et le dimanche après la Saint-Denis, on avait bâti une magnifique église, qui fut ruinée par les calvinistes, les plus barbares de tous les rebelles contre l’Eglise.

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