‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 529 sur 724 · SEIZE NOVEMBRE, SAINTE CERONNE · texte numérisé non relu

SEIZE NOVEMBRE, SAINTE CERONNE

loin des deux autres. lise retira ensuite dans un sanctuaire très anciennement consacré à saint Martin, près de Marcillac et y mena la vie érémitique. C’est là qu'après avoir vieilli dans l’oraison, au milieu des austérités les plus sévères, il rendit son âme à Dieu. Les habitants du pays l’ensevelirent honorablement dans une crypte, près du lieu appelé Camiac.

De nombreux miracles éclatèrent à son tombeau où il est invoqué contre l’Epilepsie.

(Marlyrologium G&llicanum. — Propre de Cahors .)

SAINTE CÉRONNE, VIERGE

Invoquée contre la Fièvre.

Cèronne, née à Cornillan, près de Béziers, de parents riches et païens, fut éclairée de bonne heure des lumières du Saint-Esprit ; mais comme elle rencontrait de leur part de très grands obstacles pour recevoir le baptême, elle se concerta avec son frère Sophronius et tous les deux abandonnèrent la maison paternelle.

Ils traversèrent, au prix de mille fatigues, les provinces du midi de la Gaule et arrivèrent à Bordeaux où l’évêque les reçut au nombre des catéchumènes. Plus tard, le même évêque admit Sophronius au sacerdoce et donna le voile de la virginité à Céronne. Bien que leur vie fût consacrée entièrement à la piété et aux bonnes œuvres, les méchants tentèrent delà dénaturer par d’abominables calomnies qui les forcèrent à se séparer. Sophronius se rendit à Rome où il mourut quelque temps après en odeur de sainteté. Quant à Cèronne , après bien des fatigues et des dangers, elle arriva dans le diocèse de Séez, vers l’an 440 et se fit élever une cellule dans un lieu solitaire à peu de distance de Mortagne. Avec la permission du vénérable évêque Hile, elle réunit en communauté plusieurs personnes pieuses que la sainteté de sa vie avait attirées autour d’elle. Ce fut la première maison religieuse du diocèse, dont l’histoire ait conservé le souvenir. Céronne fit bâtir auprès de son monastère une chapelle dédiée à saint Marcel, pape et martyr. Puis visà-vis celle-ci, elle en éleva une autre, sur le versant du Mont-Romigny et à l’endroit même où s’élève aujourd’hui l’église de Sainte-Céronne. Elle ne s’adonna pas seulement à la vie contemplative, elle y joignit la vie apostolique et par son zèle et ses miracles elle opéra la conversion de presque tous les idolâtres de cette contrée ; enfin son âme s’envola vers le ciel le 15 novembre 490.

A quelque distance du bourg de Sainte-Céronne se trouve le village de Saint-Marcel où s’élevait autrefois le monastère et la cellule de la sainte, ruinés par les Normands. Vis-à-vis du même village, au sommet d’un ravin assez profond, on voit une fontaine connue de tout temps sous le nom de Fontaine de la bonne sainte Céronne. On s'y rend en pèlerinage pour obtenir la guérison de la Fièvre , affection qui paraît avoir causé la mort de la Sainte. Avant de se rendre à la fontaine, chaque pèlerin visite les reliques de la patronne et fait dire une messe, une neuvaine ou un évangile en son honneur, dans l’église du lieu.

(Vie des Saints du diocèse de Séez, par l’abbé Blin, citée par les Petits Bollandistes.)

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