SAINTE CATHERINE (1), VIERGE ET MARTYRE A ALEXANDRIE
IVe SIÈCLE.
Patronne des Jeunes filles, Institutrices, Ecoliers, Philosophes chrétiens Orateurs, Etudiants en philosophie, Meuniers, Charrons, Oordiers’ Potiers de terre, Emouleurs ou Gagne-Petits, Fileuses, Raccommodeuses’ Notaires, Barbiers, Drapiers, Pourpoinctiers, Etaimiers, Plombiers, Cordonniers, Tanneurs, Oorroyeurs, Liniers, Recommanderesses (2) Archers.— Invoquée contre les Maladies de la langue, les Migraines pour découvrir les Noyés et pour rendre le lait aux Femmes en couch.es. — Un des quatorze Saints auxiliateurs.
Révérend Père II.-P. Vanderspeeten (3), de la Société de Jésus, dont nous allons esquisser à grands traits le remarquable travail, commence ainsi la vie de sainte Catherine : « Ce que l’histoire ignore, la légende le sait. » Cette remarque, si juste pour la biographie de tous les saints en général, est encore plus spécialement applicable à celle de la grande martyre d’Alexandrie.
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(3) Sainte Catherine, vierge et martyre, par le Rdvdrend Père II.-P. VAmiEnsrEETEv imnri merte de saint Augustin. Desclée, de Brouvcr et Gie, Lille, 1882. ’ ^
VINGT-CINQ NOVEMBRE, SAINTE CATHERINE
Catherine était fille de Costus, roi d’Arménie, et de Sabinelle, fille d un grand prince tributaire, dit-on, des souverains d’Egypte. A six ans, elle montrait déjà une gravité si extraordinaire pour son âge, qu’elle faisait l’admiration de tous ceux qui l’approchaient. Sous la conduite des philosophes et des rhéteurs, aidée d’une étonnante facilité de conception et d’une mémoire prodigieuse, elle avait atteint le plus haut degré des études scientifiques et littéraires. « Ces qualités extraordinaires de l’esprit étaient rehaussées en outre par une beauté si rare qu’elle ne paraît pas avoir eu son égale sur la terre. »
Sabinelle, la mère de Catherine, inconsolable de la mort de son mari, avait rencontré l'ermite de la Montagne noire , Ananie, qui l’avait convertie a la foi chrétienne. Toute heureuse de la transformation nouvelle qui s'était opérée en elle, elle eut bien voulu faire participer sa fille à son bonheur; mais la jeune reine « à peine âgée de quinze ans, d’une nature aussi orgueilleuse que semblaient le permettre ses rares qualités, ne pouvait se faire à l’idée d’adorer un Dieu mort sur un bois infâme ». Vers le môme temps, sollicitée par sa mère, appuyée dans sa démarche par tous les grands du royaume, de choisir un époux, C.V/ierine répondit que, si on lui trouvait un jeune prince aussi sage, aussi noble, aussi riche qu’elle, elle l’épouserait volontiers.
A quelques jours de là, Sabinelle et Catherine eurent une môme vision. La mère de Dieu environnée d’un immense cortège de saints, d’apôtres, de confesseurs et de martyrs, s’approcha de Catherine et lui dit de choisir un époux parmi les princes de sa suite ; celle-ci lui répondit que leur beauté surpassait, il est vrai, tout ce que ses yeux avaient vu jusqu'ici, mais que son cœur en rêvait une plus grande encore.
A ce moment, apparut un nouveau cortège beaucoup plus splendide que le premier, formé d’innombrables légions d’esprits célestes, anges, archanges, chérubins et séraphins, qui s’inclinaient, en l’adorant, devant un jeune homme d’une beauté incomparable. A la demande que fit à la princesse la Sainte Mère de Dieu, si c’était là l’époux que rêvait son cœur. — « Oui, oui, c’est lui, noble Dame, s’écria Catherine transportée d’admiration ! C’est lui, je n’en veux point d’autre. »
La mère du Très Haut, la présentant alors à son fils ; « Mon enfant bien-aimé, lui dit-elle, voulez-vous recevoir, pour épouse, cette jeune princesse, si ravissante et si pure ? »
— « Ma mère, répondit-il, je ne puis condescendre à votre désir. Empereur des chrétiens, comment pourrais-je accepter une épouse païenne ? Non, non ; qu’elle renonce à ses faux dieux et je lui remettrai de ma main le riche anneau de nos épousailles. »
La vision disparut soudain. Bien des jours se passèrent dans les pleurs. L’orgueil de Catherine reculait devant l’humiliation de professer la foi chrétienne ; néanmoins, ce fut le cœur qui l’emporta. Vivement sollicitée par Sabinelle, elle vint enfin trouver Ananie, qui l’initia aux vérités de notre sainte religion et lui conféra le baptême. La nuit suivante, Notre Seigneur lui apparut et lui passa au doigt une bague, superbe, qu’à son réveil les yeux de Catherine rencontrèrent comme l'irrécusable témoin de ces célestes épousailles. A partir de ce jour, elle partagea tout son temps entre la prière et l’étude des livres saints, dans laquelle elle devint si habile que les maîtres les plus renommés dans la
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philosophie païenne, ne savaient plus qu’opposer à l’irrésistible puissance de ses arguments.
En ne considérant que cette première période de la vie de sainte Catherine, il est évident que les jeunes filles ne pouvaient trouver, pour toute la conduite de leur vie, un modèle plus parfait et les Institutrices, un exemplaire plus complet de toutes les vertus et de toutes les connaissances qu’elles ont pour mission de communiquer à leurs élèves.
Après le mariage mystique de Catherine, les obsessions des seigneurs d’Arménie redoublèrent encore pour qu’elle choisît un époux, c’est pourquoi la mère et la fille prirent le parti de se réfugier h Alexandrie avec toute leur cour. Au moment où elles y arrivèrent, vers 310, un des quatre ou cinq empereurs qui se distribuaient les débris de l’empire romain, régnait dans cette contrée et venait de promulguer un édit contre les chrétiens. Il se disposait à faire immoler cent-trente taureaux aux pieds même de ses fausses divinités ; quand Catherine se présenta devant lui, rayonnante de beauté et suivie de ses dames d’honneur ; puis, prenant la parole avec une grâce charmante, elle lui demanda ce que pouvaient faire, pour le salut d’un empire, ces stupides idoles qui ont des yeux pour ne point voir, des oreilles pour ne point entendre, une bouche pour ne point parler? Maximin, sentant qu'il était incapable de répondre h la dialectique si puissante de la jeune princesse, la mit en présence de cinquante philosophes, les plus savants de ses Etats, réunis à Alexandrie. Ceux-ci crurent d’abord qu’on voulait se moquer d'eux, en les mettant aux prises avec une jeune fille, plus propre, semblait-il, à filer sa quenouille qu'à disputer sur des questions de philosophie. Quand elle eut pris la parole, ils essayèrent d’abord de lui répondre ; mais à mesure qu’elle parlait, son regard s’illuminait de clartés divines ; puis, communiquant à sa voix toutes les vibrations de son cœur, elle provoqua dans toute l’assemblée un frémissement involontaire. Les cinquante philosophes, comme foudroyés, invités par Maximin à poursuivre la discussion, déclarèrent qu’ils n’avaient rien à répondre. Après avoir affirmé qu’ils voulaient mourir chrétiens et avoir été bénis par Catherine, ils furent conduits, par ordre de Maximin, sur la grande place d’Alexandrie pour y subir le supplice du feu.
Une victoire aussi éclatante, remportée par Catherine, devait naturellement la faire choisir comme patronne par les Philosophes chrétiens, les Orateurs, les Ecoliers et les Etudiants en philosophie. On a pensé également qu’après avoir usé de la parole avec tant d’éclat et de succès, elle devait être exempte de toutes les affections qui attaquent ordinairement la langue et on l’a invoquée contre les maladies de cet organe.
Exaspéré jusqu’à la fureur, Maximin, suivant le conseil d’un de ses courtisans, fit construire une effroyable machine, composée de quatre roues, disposées deux à deux, tournant les unes de droite à gauche, les autres de gauche à .droite. Les jantes de ces roues étaient munies de lames de rasoirs et de crochets aigus. Catherine fut placée debout entre ces quatre roues ; au moment, où sur l’ordre du tyran, le signal du supplice allait être donné, un ange descendit du ciel armé de la foudre de Dieu, brisa, les liens de la martyre et dispersa, au loin sur la place, les débris de l’horrible machine, qui tuèrent plusieurs assistants et en blessèrent, plus ou moins grièvement, un très grand nombre.
Ces roues ont fait choisir pour patronne sainte Catherine par plusieurs
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professions : les Meuniers, à cause de la roue qui fait marcher leur mou-
le TnZCh aZ°™’ a Cafe,des roues qu’ils fabriquent journellement ; les Coidiers (1) a cause de la roue qui leur sert pour tordre les cordes ;
les Potiers, a cause du tour qu’ils emploient dans leur fabrication ; les Lmouleurs ou Gagne-petits, à cause de la roue qui fait tourner leur
meule ; les Fileuses, à cause de la roue qui donne l’impulsion à leur rouet.
D après l'abbé Berthoumieu, en vertu d’une charte du roi Charles V, la corporation des Barbiers fut rangée sous la bannière de sainte Cathe- ?‘me, représentée dans une roue de rasoirs. D’après l’abbé Corblet, à Saint-Germain d’Amiens, à Doullens et ailleurs, on empruntait la roue de la statue de sainte Catherine pour découvrir les noyés. On la jetait dans un cours d’eau et Ton supposait quelle s’arrêtait juste au-dessus du cadavre.
Quant aux Raccommodeuses, on suppose qu’elles ont choisi sainte Catherine, à cause de la machine brisée qui, naturellement, avait besoin d’être réparée (2).
Au milieu de toutes ces péripéties, Maximin avait fait tourmenter et immoler l’impératrice , son épouse, suivie de Porphyre, le meilleur et le plus aimé de ses généraux, avec deux cents prétoriens, qui tous s'étaient convertis au vrai Dieu. Le lendemain de cette exécution, Catherine eut enfin le bonheur d'entendre prononcer sa sentence de mort. « Après avoir demandé à Dieu que, ceux qui, par elle, invoqueront son saint nom, soient exaucés dans leurs justes prières », elle fit signe au licteur qui, d’un seul coup, abattit la tête de la Sainte ; mais, ô merveille, en témoignage sans doute de sa pureté, ce ne fut pas du sang, mais du lait qui jaillit de ses artères coupées ; puis, par un second prodige, les anges, sur l’heure même, la prenant avec respect dans leurs bras, tandis que l’un d’eux tient sa tête et la rapproche du corps, la transportent au Mont Sinaï, comme l’indique l’oraison de son office, insérée au 25 novembre du missel romain.
Rien n’est plus gracieux et plus poétique, que ce dernier tableau représenté dans le vitrail ducal de la cathédrale de Moulins.
Au IXe siècle, le corps de sainte Catherine fut retrouvé sur le Mont Sinaï par des pèlerins, qui reconnurent la jeune vierge, dont la touchante histoire avait retenti autrefois dans Alexandrie.
« Son culte, dit M. Jules de Kerval (p. 201), a été de tout temps fort célèbre dans les églises grecque et latine », aussi beaucoup de sanctuaires ont été élevés en son honneur dans toutes les contrées du monde. Saint Louis, en reconnaissance des nombreux services rendus à son armée, par son intercession, pendant les croisades, fit construire à Paris, l’église de Sainte-Catherine-du-Val des Ecoliers (3). « Ce fut, dit le même auteur, par les conseils de sainte Catherine et de sainte Marguerite, que Jeanne d’Arc délivra notre patrie de la domination des Anglais. »
(1) Au centenaire d’O’Connel, à Dublin, 7 août 1875, les Cordiers portaient une immense bannière représentant d’une part leurs patrons : sainte Catherine et saint Paul avec la devise : « Unis nous serons forts, divisés nous serons faibles. » D'autre part l’Irlande et la date 1801, inscrite au centre d’une couronne avec le mot : Resurgam.
(2) A Rome est une église qui dépend du chapitre de Saint-Pierre et qu’on appelle Sainte- Catherine à la Roue, pour la distinguer de Sainte-Catherine de Sienne.
(3) Sur le'sceau du prieur de Sainte-Catherine du Val des Ecoliers (1375) la sainte est assise tenant la Roue, instrument de son supplice et a devant elle un groupe d’écoliers debout.
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Les Allemands l’ont placée au nombre des quatorze auxiliateurs qu’ils invoquent dans les plus grandes calamités. Elle était l’une des trois saintes invoquées comme sages conseillères dans les moments de détresse ; sainte Barbe et sainte Marguerite sontles deux autres. Après sainte Maiie- Madeleine, elle est la plus populaire de toutes les saintes. Einest Ilello classe ainsi les saintes, et il dit tenir cette classification d un savant évêque. ( Univers , 26 novembre 1883.) Aux vierges, on attribue l’auréole blanche, aux martyrs l’auréole rouge, aux docteurs 1 auréole verte, or, dit-il, en concluant, une seule sainte a l’auréole blanche, l’auréole rouge et l’auréole verte, et cette Sainte est sainte Catherine.
C’est sans doute à cause de cette grande célébrité conquise par la Sainte dans tout le monde catholique, que plusieurs corporations se sont placées sous sa protection, on ne saurait assigner d’autres origines à ces patronages.
Nous signalerons, en passant, à quelques kilomètres de la petite ville de Thiviers, en Périgord, dans la paroisse de Notre-Dame-de-Pierrefiche, une fontaine que les habitants de l’endroit appellent dans leur idiome : « la Foun de La » (la Fontaine de lait) ou encore « la Foun de sancto Cathorino » (la Fontaine de sainte Catherine).
De temps immémorial, les pauvres mères qui avaient vu leurs seins se tarir, après avoir prié au pied de la statue de l’illustre vierge, ont retrouvé le lait indispensable pour l’alimentation de leurs nouveau-nés. C’est sans doute un souvenir du lait qui, après sa mort, coula à la place du sang. On invoque pareillement, sainte Catherine, dans cette même paroisse de Pierrefiche, qui possède une insigne relique de la Sainte, contre les Migraines ou les Maux de tête, surtout par l’application de linges qu’on a fait toucher à cette relique ou qui ont été trempés dans l’eau de la fontaine. Cette invocation est également un souvenir de la décapitation que lui fit subir Maximin (1).
Sainte Catherine est représentée ordinairement debout, couronnée, en costume de reine, tenant de la main droite un livre, symbole de sa science, et de la gauche, l’épée qui lui a tranché la tête, foulant sous ses pieds l’empereur Maximin, en costume de souverain ; à côté d’elle, on voit une roue brisée. On la montre quelquefois devant la Sainte Yierge qui tient l’enfant Jésus sur ses genoux ; au moment où Notre Seigneur passe, dans le doigt de la Sainte, l’anneau de leurs fiançailles. — On la représente aussi impassible au milieu des roues qui viennent, en se brisant, de tuer un grand nombre d’assistants et rendant à Dieu des actions de grâces. — On la montre également portée par les anges au Mont Sinaï.
Les peintures et gravures grecques et russes, ajoutent encore quelquefois une sphère posée à ses pieds, parce que c’était une savante qui discutait avec les rhéteurs. Voilà, sans doute, pourquoi, continue M. Julien Durand [Ann.Arch. tome 27, p. 1 19), plusieurs Sociétés savantes avaient autrefois choisi sainte Catherine pour leur patronne ; enfin il finit par conclure que l’origine du nom du tribunal de la Rote pourrait bien venir tout simplement de la roue de sainte Catherine ? D’autant
(1) Nous recommandons spécialement à nos lecteurs l'œuvre du vénérable curé de Notre- Dame de Pierrefiche qui en ce moment élève un sanctuaire en l’honneur de sainte Catherine. Adresser les souscriptions par Thiviers (Dordogne).
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palme. ^ 0U V°U’ SUr les SCeaux de ce ^unal, une Sainte tenant une
fA.u X"tV<! ,siècl.e’ les Avocats et les Procureurs avaient formé une con fiene sous le patronage de saint Nicolas et de sainte Catherine Dans es oiandes solennités, cette corporation sortait bannière en tête et cette banmere était portée par le doyen des avocats, à qui la garde en était 5°nd(r.e- Le “0m de Bâtonnier fut substitué à celui de doyen par suite de cette coutume, en vertu de laquelle le doyen était chargé de tenir la hampe ou Bâton de » la bannière (journal des Curieux , p. 265.)
J u tome 2, p. 299 (De antiquis ecclesiæ ritibus) de Dom Martenne se 1,0Ur béaÜ' *“«» la bienheureuse^erge
lcfmUmieslteTl11^ mai!qU(là lafloire de sainte Catherine , pas même Sain s Jansénistes. Dans le XVIP siècle, le grand dénicheur de
\ l’annui de La?y (J can de) ravait rayée son calendrier.
îire une ”***?*> * affectait, le jour de la fête de la Sainte, de
cine une messe de Requiem.
(Le Rév. Père H. P. Vandeiispeeten, S. J.) (1).
dictons, poésies et coutumes
A la sainte Catherine Meunier, fais ta farine Saint André viendra Qui tout gèlera Et t’arrêtera.
(Ain, Hautes-Alpes, Üasses-Alpes.)
A la sainte Catherine Tout bois prend racine
A la sainte Catherine Le maître devient valet.
. . .' ' ““MDO’"1PC3-l {Revue Celtique, Basse-Bretagne, t. III, 83).
tatonaiflTOh2rî™, !eS Ta,aXdCS c,1.amps Sont teIlemcnt pressants que le chef d’exploisement ses intérêts * F CS at'sues de ses serviteurs, sous peine de compromettre sérieu-
0 sainte Catherine, fille du roi d’Hongrie Sa mère était chrétienne, son père était païen.
Un jour, dedans sa chambre, sou père l’alla voir Lui dit : — Bonjour, ma fille, que faites-vous donc là ?
— Oh ! j’offre ma prière à ce Dieu qui est là !
Pour ce Dieu qui est là, oh ! je le connois pas !
S il m appelle son page, son petit pajoli.
— Apporte-moi mon sabre et mon grand coutelas.
Pourquoi faire ce sabre et son grand coutelas ?
— C est pour tuer ma fille, elle m’obéit pas.
Sa mère qui est dans sa chambre, qui entendit tout cela Courage, Catherine, Dieu te pardonnera,
Dieu te couronnera, dans son paradis te mettra !
N’eut pas dit ces paroles, trois anges l’enlevaient,
Trois anges l’enlevaient, au ciel ils l’emportaient.
(Chant» du Velay et du Forez, publiés par Smith, Romania, 1875, p. 440).
L ablx! Corblct (4e v°l., p. 199) dit qu’il esl d’usage de faire croire aux petite» filles que sainte Lallierme, le jour de sa fête, leur envoie mystérieusement des Jouets et des bonbons et il cite ces vers charmants de M. Galoppe d’Oncquairo :
C’était un bien beau jour lorsque, toute petite Votre mère, ayant fait la prière du soir,
Disait en vous baisant : « Mon enfant, dors bien vite,
Car sainte Catherine aujourd hui vient te voir :
(1) Consulter en outre, pour avoir de plus amples détails, une Vie illustrée de sainte Calheriné d’Alexandrie, par Jean Mnaor, l’un des secrétaires de Philippo-le-Bon, duc de Bourgogne,
texte revu et rapproché du français par Marius Sepet, in-4°.