SAINT SIFFREIN OU SYFFROY, ÉVÊQUE DE CARPENTRAS
VIIe SIÈCLE. — 659.
Invoqué contre les Esprits malins.
Siffrein , italien d’origine, se retira au monastère de Lérins, sous la conduite de saint Césaire, qui alors en était abbé, et devint plus tard évêque d’Arles ; il fit de tels progrès dans la pratique des vertus et dans l’étude des lettres que, même avant d’être initié aux saints Ordres, il fut appelé à l’Episcopat par le peuple et le clergé venaissin. Après avoir refusé longtemps cette haute dignité, il se vit contraint d'accepter. Il conserva, dans l’épiscopat, les habitudes de la vie monastique avec toutes ses austérités et son ardent désir de venir en aide, chaque jour, à son prochain, par de bonnes paroles et d’abondantes aumônes.
Bientôt Dieu fit éclater sa sainteté par de nombreux miracles. Il rappela à la vie un clerc qu’il affectionnait à cause de la purelé de ses mœurs. Les malades venaient à lui en foule et s'en allaient guéris. Il érigea des basiliques en l’honneur de la très Sainte Trinité, de la bienheureuse Vierge Marie et de saint Jean-Baptiste. Il mourut le 27 novembre et fut enseveli dans la basilique de la très Sainte Trinité, à Venasque (Vaucluse). Ses reliques sont religieusement conservées à Carpentras, dans une église de son nom. Le culte de saint Siffrein se répandit dans le diocèse d’Arles, notamment à Uzès (Gard) et au bourg de Séguret (Vaucluse) ; on l’invoquait principalement contre les Esprits malins.
(Petits Bollandistes .)