‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 581 sur 724 · SAINTE BARBE · texte numérisé non relu

SAINTE BARBE

Prions humblement cette martyre De secourir les Mariniers,

De garder de feu chaque navire,

Et d’avoir soin des Canonniers .

Demandons à Dieu, par son mérite,

De nous accorder la faveur De ne point mourir de mort subite Sans avoir reçu le Sauveur.

[Cantiques de V Ame dévote, par M. Laurens Durand, prêtre du diocèse de Toulon, 1723. Marseille.)

Nous terminons par une prière qui allemand, dont il a été question plus impossible de découvrir le titre.

Goebett

O Golt I ich bille dich dasz die Furbitt deiner heil : Jung frauen undmartyrin Barbara mir allzeil zu Hulff Homme auff dass ich des gahen und unversehenen Todls nicht slerbe sondern vor rr.einem End mit allen heulsamen sacramentem versehen und fur allen meinen sichtbaren und unsichtbaren. Feinden bewahret merde und also zu der Gnad des ewigen Lebens gelangen moge. Durch Jesum Cliristum unsein lierrn. Amen.

se trouve sur un feuillet du livre d’une fois, et dont il nous a été

PRIÈRE

O Dieu, je vous prie, par l’intercession de sainte Barbe, vierge et martyre, de me préserver, par votre assistance continue, d’une mort subite et imprévue-, qu’avant ma fin, je sois muni des saints sacrements, et qu’apres avoir été préservé contre tous mes ennemis visibles et invisibles, je parvienne, par votre grâce, à la vie éternelle. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

cahcc, et de l'aut., le corps de ™ ~

526 OtAfRË tsécEMBRË, SAÎNÏÈ BARBE.

de plusieurs miracles opêtés sur des personnes qui l'avaient invoquée pour obtenir la grâce de ne point moutir sans avoir reçu les derniers sdcremehts.

Stanislas Kostka, étant tombé très dangereusement malade, avait été abandonné des médecins; comme il se trouvait logé chez des hérétiques, et 11e pouvait pas avoir de prêtre pour lui donner la communion, il se recommanda à sainte Barbe et, la nuit suivante, il aperçut, près de son lit, la bienheureuse Sainte aocompagnée de deux anges, revêtus d’une splendeur céleste, apportant, avec grande révérence, le très saint sacrement, et l’un d’eux lui donna la communion de sâ propre main. (Additions à l’édition de ftibadaheïra de 1G87.)

D’après le Gozos suivant (cantique castillan), sainte Barbe est la patronne des Sonneurs de cloches et des Carillonneurs :

Patronu de los sombres ünidos para tocar à Vallàdo ert Gervera.

A vos, pues, os suplicamos Que nos libreis de los iuyos

De REPENTIN'OS DES MAYOS

Como de vos esperamos Y que contritos partamos A la Patrie permanente :

Patrona de la regia y militar Religioii del Grau Baptista.

Patronne des Sonneurs unis pour sonner les cloches en temps d’orage en la ville de Cervera (Catalogne).

Nous vous supplions de hous délivrer de la Foudre et do la mort subilet comme nous l’espérons de vous, aün que nous parlions avec la contrition pour la patrie étemelle.

Patronne de l’ordre religieux, royal et militaire du grand saint Jean-Baptiste.

Les Fossoyeurs se sont mis à la suite des sonneurs, qui sonnent le glas pour les morts.

Les Petits Bollandistes (tom. XIVe, p. GO) expliquent ainsi l’origine du patronage de certaines professions qui ont quelque analogie entre elles. « Un calembour, disent-ils, comme il en existe passablement dans nos « dévotions populaires, a fait prendre sainte Barbe comme patronne des « Peaussiers , des Brossiers, des Vergettiers, des Marchands Fourreurs et « Pelletiers , des Chapeliers (parce que brosses et chapeaux se font avec « diverses espèces de poils; ce qui conduit naturellement à l’idée de « Éarbe). »

Les jeunes filles et les jeunes femmes ne pouvaient choisir un modèle plus parfait que notre Sainte; aussi est-il tout naturel qu’elles se soient mises sous sa protection.

Les nombreux miracles obtenus par l’intercession de sainte Barbe l’ont fait placer parmi les quatorze saints Auxiliateurs.

Sainte Barbe est la patronne du Pays Messin. Depuis îioilibre de siècles, elle est eh grand honneur dans la Lorraine, où plusieurs de sas reliques furent apportées probablement à l’époque des croisades. Les Messins l’invoquaient dans toutes les calamités qui affligeaient la cité. Malheureusement, ils n’ont pas pensé à elle en 1870.

Sainte Barbe, outre la représentation que nous avons signalée plus haut, est montrée avec sa tour à côté d’elle. Dans un vitrail de la cathédrale de Moulins, fin du XY° siècle), ellcla porte dans sa main droite. La tour est toujours percée de trois fenêtres. Cette tour est quelquefois suspendue à sa ceinture. Didron [An. Arch., vol. XYI, p. 156) signale, sur une cloche de la cathédrale d’Anagni, une sainte Barbe ayant près d’elle sa tour avec ces mots : Minas non timuit.

L’école allemande, au lieu de la palme du martyre qu’elle tient dans

Page 1