‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 607 sur 724 · QUATORZE DÉCEMBRE, SAINT SPIRIDION · texte numérisé non relu

QUATORZE DÉCEMBRE, SAINT SPIRIDION

Il ne manqua pas de les avertir de nouveau en s’efforçant de leur persuader de détourner ce fléau par une sérieuse pénitence ; peine inutile, ils ne voulurent tenir aucun compte de ses avertissements ; aussi, en l’an 407, la ville fut prise d’assaut, pillée, saccagée, et ses rues furent jonchées de cadavres et inondées de sang. Nicaise s’était retiré, avec sa sœur Eutropie, dans son église de Notre-Dame ; en voyant les barbares entrer, il s’avança au-devant d’eux avec son clergé. Puis, s’étant prosterné contre le pavé, il chantait ce verset du psaume GXV1II: « Mon âme a été comme attachée à la terre; » à ce moment, un des barbares, en voulant lui faire sauter sa mitre de dessus sa tête avec son sabre, lui enleva aussi la moitié du crâne ; mais le Saint, se relevant, continua de marcher en chantant : « Seigneur, vivifiez-moi, selon votre parole » avant de tomber mort.

Sa sœur Eutropie fut également immolée avec un diacre nommé Florent et un lecteur nommé Jocond.

La peste, dout il a été question plus haut, a été l’origine de l’invocation qui est adressée à saint Nicaise contre ce fléau.

Les Catalans y ont ajouté le choléra, qui est une véritable peste.

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