‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 628 sur 724 · SAINT ÉTIENNE, DIACRE, PREMIER MARTYR · texte numérisé non relu

SAINT ÉTIENNE, DIACRE, PREMIER MARTYR

l,r SIÈCLE. — 35.

Patron des Tailleurs de pierre, Frondeurs, Tailleurs d’habits, Tisserands, Tonneliers. — Invoqué pour la Bénédiction de la nourriture des ani-

“auf’ ,bonne m0rt- — Contre la Pierre (la maladie de la), le Point de côte, les Maux de Tête.

l fut un des sept diacres désignés par les apôtres pour distribuer les aumônes et pour administrer les biens de la communauté. Si l’on en croit Ribadaneïra, le pape saint Clément, disciple de saint Pierre, dit que pour le regard, de l amour envers Dieu, saint Etienne ne cédait en rien aux apôtres. Beau, chaste, dévoré par le zèle de la maison du eigneur,il s exprimait avec un entraînement irrésistible. Les docteurs de la synagogue essayaient vainement de discuter avec lui, le Saint-Esprit répondait par sa bouche et les confondait tour à tour. Furieux, ils essayèrent de prouver par de faux témoins quJil avait blasphémé ; mais, a la vue du visage d 'Etienne, resplendissant d’une lumière surnaturelle, les témoins se rétractèrent. Accusé de nouveau, le diacre, malgré une défense triomphante, fut condamné à être lapidé.

Comme il leur reprochait d’avoir crucifié le juste dont les prophètes avaient annoncé la venue, ils frémissaient de dépit et grinçaient les dents contre lui, quand, tout à coup, Etienne s’écria à haute voix, les yeux levés vers le ciel : « Je vois les deux ouverts, et le fils de l'homme assis à la droite de Dieu. » — Il blasphème ! il blasphème ! hurlèrent les juifs et, se jetant sur lui, ils le traînèrent avec violence hors de Jérusalem, à la porte Aquilonaire, dans une vallée destinée, d’après la loi de Moïse, à l’exécution des blasphémateurs. Pour avoir leurs mouvements plus libres, les témoins qui l’avaient accusé, donnèrent leurs habits à garder à un jeune garçon du nom de Saul, qui fut saiut Paul. Ils amassèrent des pierres à la hôte et les jetèrent sur Etienne qui invoquait Notre-Seigneur en disant : « Mon Seigneur, recevez mon esprit. » Puis, accablé par une grêle de projectiles, il tomba à genoux en s’écriant: « Pardonnez-leur, Seigneur. » Et en expirant, il murmurait encore : « Pardonnez-leur. » Dieu exauça cette prière, et aussi on peut dire avec saint Augustin : Si Stephanus non orasset , Ecclesia Paulum non haberet : (Si Etienne n’avait pas prié, l’Eglise n’aurait jamais eu saint Paul.) D’après saint Jérôme, le premier martyr de l’ancienne loi, Abel, fut immolé par son frère, là même où fut lapide le premier martyr de la nouvelle, c’est-à-dire à la porte de Saint-Etienne de Jérusalem, où Adam se retira et fixa sa demeure après l’expulsion du Paradis Terrestre.

Clicthoué Josse (1), théologal de Chartres, apprécie ainsi la mort du Saint dans la prose suivante :

(1) Jodoci Cliclitovei Neoportensts doctoris lhenlogi clucidalorium ecclesiasiicum, 1520, page 19.

VINGT-SIX DÉCEMBRE, SAINT ÉTIENNE

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Saxo ccesus, non mucrone, Per saxorum cuspides Corpus membri passione Circumcidi pi cevides.

Ad decorem sunt coronce Rubncati lapides.

Tu cœlorum primus stralam Consternis lapideain.

Tu per Christum hebetatam Primus transis rhompheam.

Primum granurn trituratum Chrisii dilans arcam.

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