‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 65 sur 724 · DIX-NEUF JUILLET, SAINTE JUSTE ET SAINTE RUFINE · texte numérisé non relu

DIX-NEUF JUILLET, SAINTE JUSTE ET SAINTE RUFINE

avait vus s'endormir dans la paix du Seigneur (1). » Les adversaires et les obstacles ne manquèrent pas à cette œuvre si chrétiennement charitable ; mais Camille était réconforté par un crucifix qui détachait parfois ses bras de la croix pour l’embrasser et l’encourager à poursuivre son entreprise. Saint Philippe de Néri, qui était son confesseur, a affirmé avoir vu des anges inspirant les membres de sa congrégation au moment où ils allaient porter des secours aux pauvres agonisants.

L ardente charité de Camille éclata surtout pendant une maladie contagieuse qui désola la ville de Rome et aussi pendant l’horrible peste de Noie, en Campanie.

Il fut gratifié du don de prophétie et, par ses prières, il multiplia des provisions de vivres et changea l’eau en vin. Brisé par les veilles, les jeunes et les fatigues sans nombre, il s’endormit dans le Seigneur le 14 juillet 1614, à l’âge de soixante-cinq ans. Il fut canonisé par le pape Benoît XIV. F 1

Une strophe d’un cantique castillan (Gozos) célèbre ainsi sa protection en faveur des Agonisants :

Con caridad tan flamante Tanto vuestro poder obra Que et Enpermo sc recobra Con et que es Agonisante.

Votre charité est si ardente et votre pouvoir est si grand que le Malade se rétablit quand il est Agonisant.

Et enfin le Missel romain enregistre lui-même l’invocation spéciale qui lui est adressée :

Deus qui sanctum Camillum ad animarum in extremo agone luclantium subsidium singulari charitatis prœrogativa decorasti, ejus, quœsumus, meritis spiritu nobis luœ dilectionis infunde : ut in hora exitus nostri hostem vincere et ad celestem mereamur coronam pervenire. Per Dominum, etc.

Dieu qui, par un singulier privilège de votre charité, avez illustré saint Camille pour être le protecteur des âmes à leur dernière agonie, répandez, nous vous en prions, par ses mérites, l’esprit de votre amour dans nos cœurs, afin qu’à l’heure de la mort, nous méritions de vaincre l’ennemi et d’arriver à la couronne céleste.

[Hagiologium italicum. — Dom Riva).

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