‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 83 sur 724 · SAINT VICTOR, SOLDAT ET MARTYR A MARSEILLE · texte numérisé non relu

SAINT VICTOR, SOLDAT ET MARTYR A MARSEILLE

FIN DU IIIe SIÈCLE.

Patron des Meuniers, des Fourbisseurs. — Invoqué pour les Enfants maladifs ou lents à marclier.

ous la persécution de Maximien, Victor qui était soldat et chrétien, ne voulant pas sacrifier aux idoles, fut d’abord jeté en prison par l’ordre de son tribun Asterius ;mais, pendant toutes les nuits, un ange le faisait sortir afin qu’il pût visiter et consoler les malades. Le préfet Eutychias, lui ayant fait attacher les pieds avec des cordes et lier les bras derrière le dos avec des courroies, ordonna qu’on le traînât ainsi dans toute la ville. Il fut suspendu à un chevalet et cruellement frappé avec des nerfs de bœufs ; on le conduisit ensuite devant un autel pour qu’il sacrifiât aux faux dieux, il s’arracha des mains du faux prêtre et renversa l’autel avec son pied. Le Préfet indigné voulut le lui faire couper immédiatement. Victor , placé ensuite sous la meule d’un moulin, eut son corps broyé ; mais, comme il respirait toujours, on l’acheva en lui coupant la tête.

La mémoire de saint Victor est toujours en grande vénération à Marseille où l’on conserve, dans la chapelle de son église, quelques-unes de ses reliques qui ont été sauvées de la fureur révolutionnaire. Son pied avait été donné par le duc de Berry, frère du roi de France, Charles Y, à l’abbaye de Saint-Victor de Paris. Il est aujourd’hui dans l'église de Saint-Nicolas du Chardonnet.

Le patronage des Meuniers se rapporte à la meule du moulin qui broya le corps du saint martyr.

(i) Dictionnaire des Sciences ecclésiastiques, par l’abbé Glaire.

Gomme saint Victor était soldat, il était tout naturel qu il lût également choisi pour Patron par les Fourbisseurs d’armes.

L'église paroissiale de Ghastel-Marlhac (Gantai) est sous le vocable de Saint-Victor. Le curé Damprun m’écrivait à la date du vingt-sept mai 1878 qu’il y est invoqué pour les Enfants qui sont lents à. parler, à marcher et dont le corps est atteint d'autres infirmités qui nuisent à son développement. A un peu plus d’un kilomètre, se trouve une fontaine qui porte également le nom de Saint- Victor. Cette fontaine assez abondante est surmontée d’une petite croix. Les pèlerins, après avoir, prié à l’église, vont ordinairement puiser de beau à la source et l’emportent chez eux ; toutes les fois qu’on le peut, on a soin d’y apporter les enfants.

Les Bollandistes signalent trois enfants ressuscités, deux enfants aveugles auxquels la vue a été rendue et enfin un autre estropié guéri, au tombeau du saint martyr. C’est là, sans doute, l’origine de Vin vocation pour les Enfants.

(Adon).

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