‹ Les Saints patrons des corporations et protecteurs spécialement invoques dans les maladies et dans les circonstances critique de la vieChapitre 89 sur 724 · VINGT-TROIS JUILLET · texte numérisé non relu

VINGT-TROIS JUILLET

SAINT LIBOIRE (LIBORIUS), ÉVÊQUE DU MANS

Invoqué contre la Gravelle, la Fièvre, les Ooliques néphrétiques et

l’Hydropisie.

en France, il s’adonna de bonne heure à la pratique de 1 H toutes les vertus et aussi à l’étude des bonnes lettres ;

I uSrm U B aussitôt qu’il eut atteint l’àge nécessaire pour la prêtrise, il 1 gy/affi 1 fut ordonné prêtre et ne songea qu’au service de Dieu. S ® 1 Après la mort de saint Panace, évêque du Mans, il fut appelé à lui succéder par le vœu unanime du clergé et des fidèles. Malgré ses jeûnes, ses veilles et ses oraisons, il déploya néanmoins le zèle le plus ardent pour le salut de tout son troupeau. Constamment préoccupé d’embellir et de réparer la maison de Dieu, il fit encore bâtira ses frais dix-sept églises nouvelles. Pendant les quaranteneuf années de son épiscopat, il fit quatre-vingt-seize ordinations, ordonna deux cent dix-sept prêtres, cent soixante-seize diacres et quatrevingt-seize sous-diacres. Etant déjà avancé en âge, il sentit que sa fin approchait, et il eut la consolation de voir arriver à son lit de mort l’illustre évêque de Tours, saint Martin, qui, par une révélation divine, avait reçu l’ordre de se rendre auprès de lui.

Saint Martin procéda à la célébration de ses funérailles et fit déposer son corps dans une église placée hors des murs de la ville et dédiée aux douze apôtres.

En 836, l’évêque de Paderborn, en Saxe, pour fortifier la foi de ses diocésains nouvellement convertis, demanda à saint Aldnic, évêque du

VINQT-TIIOIS JUILLET, SAINT LIBOIRE.

Mans, un des corps saints dont son église était enrichie, et obtint celui de saint Liboire. La translation de ses reliques du Mans à Paderhorn ne fut qu’une longue suite de miracles. Elles traversèrent successivement Chartres, Paris et la Belgique jusqu’au Rhin et enfin, après avoir passé ce fleuve, entrèrent en Saxe où elle furent reçues avec le plus grand enthousiasme.

Saint Liboire, d’après la vieille gravure reproduite par les Bollandistes, est représenté en costume d’évêque, tenant une crosse de la main gauche et de la main droite un livre sur lequel sont posés des petits cailloux qui rappellent les trois premières invocations qui lui sont adressées. Ces invocations doivent remonter à une époque très ancienne. Les Bollandistes citent la guérison de la Pierre obtenue devant les reliques du Saint, à Paderhorn, par Werner, archevêque de Mayence, dans la dernière moitié du XIII0 siècle ; mais ils ajoutent qu’ils ne sauraient décider si cette guérison doit être considérée comme le point de départ de cette invocation , ou bien si les malades atteints de cette affection n’avaient pas déjà l’habitude d’avoir recours à saint Liboire.

Les mêmes auteurs citent une foule de guérisons de la Gravelle, de la Pierre, des Coliques néphrétiques, opérées à une époque plus rapprochée surtout à Ameria, ancienne ville d’Italie, au duché de Spolette, où quelques reliques de saint Liboire avaient été apportées en 1646.

L’Allemand H. Alt justifie l’invocation contre l’Hyclropisie en faisant remarquer que les reliques du Saint, à Paderhorn, guérissent aussi bien YHydropisie que la Pierre.

Nous donnons diverses prières adressées à saint Liboire contre la Pierre et la Gravelle, et d’abord une antiphone et une collecte tirées d’anciens bréviaires manuscrits et citées par Théophile Raynaud et par les Bollandistes :

ANTIPHONA.

Christi prœsul egrtgius Pro nobis hic Liboiuus Oret Deum altissimum Ne pro culpa pcccaminum Morbo vexemur calculi Succurant nobis Angeli Et post vitœ certamina Ducant ad vera gaudia V Ora pro nobis Pie Pater JLibori ^ Ut à calculi mereamur doloribus liberari.

COLLECTA

Deus qui Beatum Liborium pontificem tuum alias innumeris gloriosum miraculis speciali in medendis are N arum et calculi passionibus privilégia decorasti ; presta quæsumus, ut ipsius meritis et intercessione, his aliisque malis eruti gaudiis perfrui mereamur œlernis. Per Christum Dominum nostrum, etc.

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