‹ Les saints stylitesChapitre 46 sur 161 · LA VIE ΡΕ 5. LUC LE STYLITE LXXXVII · texte numérisé non relu

LA VIE ΡΕ 5. LUC LE STYLITE LXXXVII

d'identifier avec l’éponyme du lieu. Elle porte les trois distiques suivants :

On a pensé que cette épitaphe pouvait être celle du célèbre eunuque Eutrope, dont le nom est familier aux lecteurs de S. Jean Chrysostome ?. Elle refléterait fort mal la carrière agitée et surtout la fin du favori d’Arcadius. Mais ce qui est décisif contre cette hypothèse, c’est que l’eunuque ne mourut pas à trente-six ans; il atteignit la vieillesse, comme nous l'apprenons par Claudien %. D’autre part, l’éloge semble bien banal pour être celui de l’homme qui a donné son nom au quartier d’Eutropius, et que nous aimons à nous figurer comme un puissant personnage. N'est-il pas vraisemblable qu’il s’agit plutôt d'un de ses homonymes? N'insistons pas davantage sur une question qui n'intéresse qu’assez indirectement l’histoire de notre stylite.

Celle-ci nous est connue par la longue biographie que nous nous proposons d'étudier, et par quelques notices de synaxai-. res qui, contrairement à ce qui se constate d'ordinaire, renferment quelques données propres dont il importe de rechercher l’origine. |

L'unique manuscrit de la Vie de S. Luc le stylite est le codex

— manuscrit de la bibliothèque Nationale de Paris, grec: 1458, ménologe de la première moitié de décembre, écriture: du ΧΊε siècle 4, Fol. 119Υ-192: Bios τοῦ ὁσίου πατρὸς ἡμῶν Aovxä τοῦ ἓν τοῖς Εὐτροπίοις στυλίτου. Le texte du manuscrit: de la bibliothèque Royale de Bruxelles, 18864-74, fol. 189-203, faisant partie des papiers des Bollandistes, est copié sur

1 J. H. MorDTMANN, dans Mittheilungen des deutschen archäols Institutes in Athen,t. IV (1879), D. 11; Bulletin de correspondance hellénique, t. VII (1883), p. 517.

3 Dictionary of Christian Biography, t: 11, p. 403.

s In Eutropium, 1, 38. Cfr: MORDTMANN, t. οὐ, Ρ» 12.

4 Catal. graec. Ῥατίδε, Pe 133.

l’exemplaire de Paris. On est donc dispensé d'en tenir compte. | Le manuscrit de Paris est loin d’être correct. Outre les détails d'orthographe, que nous ne nous attacherons pas à relever, il porte d’incontestables traces de négligence : mots incomplets, lacunes (pp. 213, 1. 4 ; 215, 1. 12 ; 220, 1. 23), etc. Le correcteur qui a fait la révision du texte n’a pas réussi à faire disparaître toutes les défectuosités, et à certains endroits, il nous laisse dans l'incertitude (p. 206, 1. 20). Un contrôle serait hautement désirable, mais nous sommes réduits à résoudre par conjecture quelques-unes des principales difficultés.

La Vie de S. Luc a été publiée pour la première fois par M. A. Vogt dans les Analecta Βο[απάίαπα 1. L'état du texte fait comprendre que tous les problèmes qui se posent n’ont pas été définitivement résolus du premier coup. D’autres travailleurs ont, depuis, apporté leurs lumières, et proposé des corrections, ingénieuses pour la plupart, et dont quelques-unes sont certaines. Nous en avons tenu compte dans la nouvelle édition de la Vie de $. Luc, et pour rendre à chacun son bien, nous citerons, par leurs initiales, les auteurs à qui nous em pruntons des retouches.

ï — À. PAPADOPOULOS-KERAMEUS, 4ιορθωτικὰ εἰς τὸν βίον τοῦ ὁσίου 4ουκᾶ dans Vizantijskij Vremennik, t. XV, p. 437-39. ;

F — Ν. ΕΕΦΤΑ, Note critiche alla Vita di S. Luca Stilitas dans Bessarione, ser. III, t. VIII, p. 136-39. ἵ : K -- En.Kurrz, de Riga, qui en revoyant nos épreuves, a bien voulu nous signaler des corrections nouvelles, dont nous avons fait bénéficier le texte. | : V = FR. VANDERSTUYF, Étude sur S. Luc le Stylite, dans Échos d'Orient, t. XII, pp. 135-44, 215-12, 271-81 : t. XIII, pp. 19-13, 140-48, 224-23. Dans cet important travail, l’auteur traite à:la fois les questions de critique textuelle et les problèmes historiques qui se rattachent à la biographie de S. Luc. Depuis lors il est revenu sur le sujet, cette fois pour nous donner le texte de la Vie, revu sur le manuscrit et constitué d’après les principes énoncés dans ses articles. Ἡ l’a fait accom-

IT. XXVIIL, p. 11-56.

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