‹ Les saints stylitesChapitre 47 sur 161 · LA VIE DE S. LUC LE STYLITE LXXXIX · texte numérisé non relu

LA VIE DE S. LUC LE STYLITE LXXXIX

Ppagner d’une traduction, d’amples prolégomènes et d’une annotation abondante, où les difficultés sont abordées de front et la plupart du temps très heureusement résolues. Notre texte était imprimé depuis longtemps lorsque nous avons eu connaissance de l'édition de l’abbé Vanderstuyf, parue durant la guerre 1

C’est eme la question de l’établissement- du texte qui doit primer toutes les autres. L'auteur y a mis tous ses soins et a appliqué à cette besogne délicate une méthode sûre d'elle-même. Les corrections sont ordinairement intéressantes, et toujours raisonnées, ce qui permet à tout lecteur d’en apprécier aisément la valeur. Il nous semble cependant qu’il eût été préférable, en bien des cas, au lieu de les introduire dans le texte, d’en faire l’objet d’une annotation. Il est toujours dangereux d'opérer des retouches sur un auteur que l’on ne connaît que par une seule œuvre et une tradition insuffisante. On risque de se tromper souvent en lui attribuant un système parfaitement logique et en mettant les inconséquences sur le compte d’un copiste infidèle. Nous croyons utile de signaler les principaux passages où l’édition de M. Vanderstuyf diffère de la nôtre. Plusieurs de ses leçons nous paraissent préférables à celles que nous avions adoptées, et nous le dirons. Devant d’autres nous hésitons, et l’on pourra nous taxer de timidité. Mais les incertitudes de la tradition en matière de textes hagiographiques n’imposent-elles pas une réserve particulière ?

Les pages sont celles de notre édition,

196, 20 : vouobeotac, correction de P. Le manuscrit porte θεσίας. Avec V nous garderions cette forme si elle était suffisamment attestée.

197, 2 : αἱρετίσεσιν. V écrit αἱρέσεσιν, et justifie sa correction par le βίων αἱρέσεις du chapitre 2 (196, 10).

197, 5 : oi τούτων. La leçon du manuscrit οὗ n’est certainement pas bonne. V préfère supprimer, sans tenter la retouche.

199, 4 : ὧν τὰς µέν, au lieu de τοὺς du manuscrit. V conserve τοὺς qui se rapporterait à κοσµοκράτορας. C’est possible, mais le mot est bien éloigné.

201, 22: ἑπταήμερον διανύων νηστείαν. La correction de

1 Patrologia Orientalis, t. XI (1915), p. 145-299.

Χα LES SAINTS ST YLITES

V, ἐξαήμερον est justifiée par le sens, et par le résumé du synaxaire : ἑξαημέρῳ νηστείᾳ σχολάζει (Syn. Eccl. CP., 302).

204, 2 : πρὸς τὰ µέρη τοῦ Kotvatov. La correction en Τοτταίου. est intéressante, et mérite considération surtout à cause de Lagania (Bey-Bazar vil. d’Angora) qui n’est pas fort éloigné de l'emplacement de Τοτταῖον. Mais Κοτυάειον ne désigne pas nécessairement Cotyée de Phrygie. |

206, 10: ἀδιστάκτῳ τοίνυν τῷ νῷ. Le manuscrit porte τῷ. νῶ. V écrit τόνῷ, parce que dans ces sortes d'expressions l’auteur n’emploie pas l’article. Mais l’article n’était-il pas appelé ici par l’euphonie? Et si une intervention est nécessaire, ne suppléerait-on pas, avec F, ἀδιστάκτῳ τοίνυν τῷ νῷ καὶ προθύµῳ -««τῇΣ yuyñ?

208, 21: μηδαμῶς τε δειλιᾶν ἢ φοβεῖσθαί τινα φόβον εὖθαρσῶς προτρεποµένου. V. remplace τε par σε, et le dernier mot, après lequel il ferme les guillemets, par «προτρεπόµενος. F' a très bien montré que les leçons du manuscrit doivent être maintenues, mais qu’il n’y a pas lieu de rattacher la phrase aux paroles mises dans la bouche de S. Michel.

209, 14 : ἐνστύλου πυρός. V écrit ἓν στύλῳ πυρός. Il appuie sa correction sur le texte Exod. XIII, 21.

210, 38 : προσέπλαξε. C’est une fausse lecture pour προσ-: επέλαξε. | :

211, 24 : περὶ ὧν ἐπίπα». Le manuscrit porte περὶ ὧν ὡς ἐπί- TA, ἳ :

212, 33 : πλῆθος ἰχθύων συνδεδραμηκὸς συνελήφθη, πρὸς µέτρον ἀριθμουμένων τριακοσίων τριάκοντα. V transpose : πλῆθος ἰχθύων συνδεδραμηκὸς συνελήφθη πρὸς µέτρον τριάκοντα ἀριθμουμένω» τριακοσίων. Pour apprécier la portée de la correction, il faut rappeler l’histoire racontée dans ce chapitre. - Depuis de longs jours des pêcheurs jettent inutilement leurs filets. Le saint leur donne sa bénédiction, en leur disant de retourner à la pêche ; il est convenu qu’il recevra la dîme de leur: capture, soit trente poissons. Ils s’en vont en mer et prennent. trois cent trente poissons ; aussitôt ils s’acquittent, suivant les conventions, et donnent les trente poissons demandés. On fait remarquer que le compte n’y est pas. La dîme de 330 est. 33 et nôn pas 30. Le P.. Van de Vorst proposait de supprimer τριάκοντα à la fin de la phrase citée ; V met le môt à une autre. place. Je préférerais πε ρα» toucher au texte, qui peut très.

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