‹ Les saisons ferventesChapitre 11 sur 88 · LE POÈTE STÉRILE · texte numérisé non relu

LE POÈTE STÉRILE

La nature allumait tant de mag-nificence

Et me frappait, hélas ! d"une telle splendeur

Que mon hymne, accablé d'amour et d'impuissance,

Ne put porter aux cieux le verbe adorateur.

Et ce soir, je reviens dans la tristesse grise Où souffre celui-là qui fit mal son devoir. J'ai la sensation que ces bois me méprisent Et que ces fleurs ne veulent plus me voir.

J'ai honte. La saison m'emplit d'âmes nouvelles Et de g-ermes vivants, et je n'étais pas né Pour prendre ton amour, Nature qui m'appelles, Et ne rien pouvoir te donner.

l'RINTE.MPS 33

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