SAGESSE D'AUTOMNE
Quand joue avec voire beauté Sa petite sœur, la gaîté, C'est délice et devoir suprême, De se laisser un peu charmer.
Mais bien qu'il faille vous aimer^ Je ne sais pas si je vous aime.
Et jamais je ne le saurai ; Et je ne vous en parlerai Jamais, jamais, en vers ni prose.
Et je n'y veux jamais penser.
La vie est douce à caresser Seulement lorsqu'elle repose.
La mienne, encor la réveiller, Non, hélas !... Je vous vois briller
Gomme une perle et son sourire.
Alors, j'ai du plaisir en moi, Sans m'en demander le pourquoi ; Car je ne veux pas me le dire.