CHALEUR D'OCTOBRE
Pourquoi cette chaleur orageuse où bouillonnent, Leurrés, tous les instincts de la fécondité,
Et pourquoi, douloureuse automne, Dans ton cœur défaillant plong;er les llammes de l'été?
Si tu ne peux, sur ces rameaux rompus qu'emporte Le vent brûlant, gonfler encor de nouveaux fruits, Si le soleil ne vient caresser que des feuilles mortes, Pourquoi cette splendeur sur un tableau fait pour la nuit ?
Mais vais-je te blâmer de transformer en auréoles
Les heures de ta mort, Et d'éblouir ton dernier rêve, où volent Tes feuilles jaunes, tournoyantes, comme folles
D'avoir bu trop d'aurores d'or ?
lÔO LES SAISONS FERVENTES