‹ Les saisons ferventesChapitre 65 sur 88 · II. ENFANCE · texte numérisé non relu

II. ENFANCE

Je me souviens, quand j'étais enfant, De lanternes souvent apparues, Fugitives au bout de la rue, Vertes d'un vert étrange et vivant.

Clartés de fiacres ? Je ne sais plus.

Mais des sensations nouveau-nées, Et cet instinct de ma destinée Triste et de poésie embaumée.

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Y Iremblotaieal, iiiuots angélus De mon enfance aujourd'hui fanée.

En fermant les yeux loin i\fs murmures, Je revois ces lueurs mag-néliques ; Et d'anciennes et chères figures, Dans leurs longs rellets mélancoliques, S'évoquent, de bien chères figures, Qui sont à présent, dans la nature, Un peu de poussière sans reliques ;

Car jusqu'à leur poussière est perdue.

Mais de l'ombre et des néants immenses, Elles reviennent, quoique perdues.

Reviennent dans ces doux reflets de mon enfance,

Où seul un cœur les aura revues.

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