‹ Les saisons ferventesChapitre 71 sur 88 · LA MAISON · texte numérisé non relu

LA MAISON

Cette maison du bord de l'eau Se reflète avec tant de grâce dans la Seine, Qu'elle en a l'air plus femme et candidement reine, Souriante au gentil frôlement des bateaux.

Et ce serait un caressant bonheur, Pour l'âme que tourmente un obscur besoin de repos, Ce serait du bonheur, ce serait se dissoudre en fleurs, Que de vivre en cette humble et coquette demeure, Qui dans les flots coulants, oùl'étherluit d'un plus frais bleu, Se voit réelle et cependant mêlée aux cieux.

A TRAVKRS i.i-s SAISONS Fr.nvrNTi:s 187

L ILB

Petite île dans le grand fleuve, Jeune et verte au milieu des chatoiements multicolores, Et vifs et frais, dont les ondes lentes t'abreuvent, Tu me semblés nager, petite île, dans une aurore, Dans une aurore de rayonnements berceurs, Kl de fluide amour, de féminisante douceur. El je voudrais sur toi reposer dans l'herbe mon cœur,

Avec ses trop fiévreux sursauts, Pour accorder son rythme au glissement doux de tes eaux, A ce glissement, doux comme tes voix et tes oiseaux, Doux comme le baiser des lunes de juin sur tes fleurs.

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