ACTE II
NICOLAS
Sais-tii que sa nièce est le plus riche paili du pays à c’t' heiu-e?
PIERRE
Eh bien !
(On entend le bruit lointain du tonnerre.)
Entends-tu le tonnerre?... Ferme donc les portes I
(pierre va fermer les portes.) Le vill nC Sera paS boil, CCtte année... (a pierre qui resieui.) Eh bien, mon garçon, je n'ai dit qu'un mot à Zénobie, et elle consent.
PIERRE, (ouraaiit sou clupeau cuire ses maios avec colère.
A quoi donc?
NICOLAS
Tu as la tète bien dure aujourd’hui! — Est-ce que tu ne me comprends point, ou si c’est que tu ne veux point me comprendre?
PIERRE
Ma foi, mon père, vous l’avez dit! — c’est que je ne veux point vous comprendre.
NICOLAS, avec colère.
Ah! c'est ainsi!... (se radoucissant.) Voyons, voyons! tu n'es point raisonnable! — Songes-tu que Zénobie est plus riche que toi maintenant?
PIERRE
Je songe que j’ai promis mariage à Simonne, que je l’aime, et que parce qu’elle est aveugle, ce n'est pas une raison pour que je l’abandonne.
(Le bruit de la foudre se rapproche.)
NICOLAS
Eh! mon Dieu!... qui te parle de l’abandonner? certainement elle est à plaindre!... et moi-même. . {Kcomaui l'orage.) Diable!...
PlEKKE.
Vous disiez?...
NICOLAS
Je disais que s’il ne lui fallait qu’un peu d'argent...
PIERRE
De l’argent ! (lirant une bourie de ta pociie.) Mais, tcnez ! en voilà de l’argent I de l’argent que j’ai amasse pour élle, jour par jour, sou par sou, pour la conduire dans la glande ville, puisqu’ils disent tous qu’il n’y a que là qu’on guérit!
NICOLAS
Oui, compte sur les médecins pour lui rendre la vue.
PIERRE
Je ne sais pas si les médecins lui rendront la vue, mais je sais bien qu’iui homme d’honneur n’a qu’une parole, et que Simonne a reçu la vOtre! — C’est déjà trop qu’elle ait pu douter de vous!
NICOLAS
Eh! morgué! la femme d’un laboureur doit y voir clair ! — elle n’est plus dans les conditions du marché ; je le romps !
PIERRE
Prenez garde, mon père! — Je vous répète que c’est votre honneur qui est en jeu !
NICOLAS
Mon honneur' est le très-humble serviteur de ton amour, mais il ne l’aidera point à faire une sottise ! .
Une sottise!...